Mondial 2026 : comment le Paraguay a multiplié les provocations face à la France

Fautes répétées sans sanction, ballon jeté dans le dos, soupçons d’insultes visant une mère endeuillée : la qualification de la France pour les quarts de finale de la Coupe du monde 2026 aura été éclipsée par l’attitude de son adversaire. Les Bleus se sont imposés 1-0 face au Paraguay samedi à Philadelphie, grâce à un penalty transformé par Kylian Mbappé, mais le match restera surtout marqué par une accumulation d’incidents dénoncés par les joueurs français, leur sélectionneur et plusieurs observateurs extérieurs.

Une avalanche de fautes sans le moindre carton

Le Paraguay aurait multiplié les interventions à la limite du règlement pendant l’intégralité de la rencontre, cherchant à casser le rythme des Français et à les empêcher de développer leur jeu. Bradley Barcola aurait affirmé n’avoir jamais disputé un match comportant autant de coups portés dans le dos de l’adversaire, tout en écopant lui-même d’un carton jaune pour avoir répondu à ces sollicitations. Mbappé aurait par ailleurs reçu un coup au visage du défenseur paraguayen Galarza en cours de jeu. Aucun joueur de l’Albirroja n’a pourtant été averti d’un carton jaune durant les 90 minutes, une statistique jugée incohérente par plusieurs commentateurs au regard du nombre de fautes relevées côté français.

Un accrochage prolongé après le coup de sifflet final

La tension serait montée d’un cran à l’issue de la rencontre. Le gardien paraguayen Orlando Gill se serait avancé vers Mbappé pour le féliciter, avant que ce dernier n’ignore son geste. Gill aurait alors lancé le ballon dans le dos de l’attaquant du Real Madrid, déclenchant une échauffourée générale impliquant joueurs et membres des deux staffs techniques. Interrogé par la suite, le gardien aurait justifié son geste par l’approche physique assumée de son équipe, expliquant que le Paraguay avait cherché à imposer sa présence sur le terrain tout au long du match.

Des soupçons d’insultes qui embrasent les bancs

La polémique se serait également étendue aux bancs de touche. Didier Deschamps a indiqué en conférence de presse avoir entendu des insultes provenant du banc paraguayen, que la délégation française et plusieurs médias auraient interprétées comme une allusion au décès récent de sa mère, survenu pendant la compétition. Le sélectionneur paraguayen Gustavo Alfaro a catégoriquement démenti toute insulte de cette nature, affirmant connaître son staff technique et exclure ce type de comportement. Aucune preuve n’a pour l’heure été apportée par l’une ou l’autre des parties.

L’ensemble de ces épisodes aurait suscité de vives réactions au-delà du terrain. Sur le plateau de FOX, l’ancien attaquant Zlatan Ibrahimovic a jugé que face à un tel niveau de provocation, « j’aurais envoyé quelqu’un à l’hôpital », tout en saluant la capacité des Bleus à ne pas céder à la provocation. Le quotidien L’Équipe a de son côté estimé que les Paraguayens n’étaient pas venus disputer un match de football classique, mais chercher à perturber leurs adversaires par tous les moyens.

Un quart de finale sans provocation attendue

Qualifiée aux dépens du Paraguay, l’équipe de Didier Deschamps affrontera le Maroc jeudi à Boston pour une place en demi-finale du Mondial 2026. Contrairement à l’Albirroja, la sélection marocaine, portée notamment par Achraf Hakimi, est réputée pour un profil davantage tourné vers le jeu offensif et technique, ce qui devrait épargner aux Bleus une nouvelle confrontation de ce type avant les demi-finales.

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