Plus de 700 drones ont été abattus par le FBI durant la Coupe du monde 2026, selon son directeur. Kash Patel a affirmé ce 20 juillet sur Fox News que ce chiffre montrait l’ampleur du dispositif anti-drones déployé pendant le tournoi.
Un dispositif sécuritaire massif
Selon les déclarations de son patron, le FBI a mobilisé près de 5 000 personnes pour sécuriser la compétition. Ce chiffre inclut plus de 4 000 agents issus des bureaux extérieurs, 800 agents rattachés au siège de l’agence, ainsi que deux bureaux d’attachés juridiques. L’agence précise avoir également pu compter sur l’appui de 59 groupes de travail dédiés à la sécurité intérieure. Environ 300 000 vérifications d’antécédents auraient été menées par le FBI, concernant les joueurs, les entraîneurs et l’ensemble du personnel accrédité sur les différents sites du tournoi.
La menace des drones au centre des priorités
Face aux risques posés par les engins volants, le FBI indique avoir constitué des équipes spécialisées formées dans sa première école consacrée à la lutte anti-drones, implantée à Redstone Arsenal, en Alabama. Ces équipes auraient ensuite été déployées sur l’ensemble des sites accueillant des rencontres. « Nous en avons abattu plus de 700 », a déclaré Patel à propos des drones interceptés durant la compétition.
Le dispositif anti-drones n’est pas propre au Mondial américain : les Jeux olympiques de Paris en 2024 avaient déjà nécessité la mise en place d’un système de brouillage et d’interception aérienne autour des sites sensibles, une problématique désormais récurrente lors des grands événements internationaux.
Selon le directeur du FBI, aucune « attaque criminelle significative » n’aurait été recensée sur les 78 matchs disputés aux États-Unis, qui ont réuni au total 6,5 millions de spectateurs.
Une compétition tout juste achevée
Cette communication du FBI intervient au lendemain de la clôture officielle du tournoi. La finale, disputée dimanche 19 juillet au MetLife Stadium, s’est soldée par une victoire de l’Espagne face à l’Argentine (1-0), un but signé Ferran Torres en prolongation offrant à la Roja son deuxième titre mondial. Il s’agissait de la première édition à réunir 48 équipes, et du premier Mondial co-organisé par trois pays : les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Donald Trump, présent dans les tribunes du MetLife Stadium aux côtés de Gianni Infantino, avait salué à sa manière la tenue de l’événement à son retour à Washington. Le président américain avait jugé la FIFA« incroyable », estimant que cette édition avait été bien plus réussie que les précédentes Coupes du monde.
Les déclarations du directeur du FBI constituent une séquence de bilan post-tournoi, alors que les autorités américaines soulignent l’ampleur des moyens engagés pour sécuriser un événement disputé sur 78 rencontres aux États-Unis, dans un cadre de tensions régionales et de menaces liées à l’usage de drones lors de grands rassemblements publics.