Une tournée diplomatique tous azimuts rythme depuis plusieurs semaines l’agenda de l’ancien président sénégalais. Macky Sall, candidat officiel au poste de secrétaire général des Nations unies, a enchaîné les audiences avec des responsables de premier plan à Pékin, Athènes et Manama, dans une campagne destinée à rallier les soutiens nécessaires avant la décision du Conseil de sécurité.
Le 29 juin 2026, Macky Sall a été reçu à Pékin par le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, une rencontre facilitée par le président Xi Jinping. Les deux hommes ont abordé les grands enjeux du multilatéralisme et le fonctionnement de l’Organisation. Trois jours plus tard, le candidat sénégalais posait ses valises à Athènes, où il a été accueilli par le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et son ministre des Affaires étrangères, Giórgos Gerapetrítis. Les échanges ont porté sur la coopération pour le développement et le rôle de l’ONU face aux crises contemporaines. Macky Sall s’est dit satisfait de la convergence de vues affichée par les autorités grecques sur ce dossier.
La séquence s’est poursuivie le 9 juillet 2026 à Manama, où le candidat a été reçu par le ministre bahreïnien des Affaires étrangères, Dr Abdullatif bin Rashid Alzayani. Selon Macky Sall, cette audience a permis d’aborder les défis du multilatéralisme, le dialogue des civilisations, la réforme de l’Organisation ainsi que la nécessité de revitaliser son rôle dans la prévention des conflits. L’ancien chef de l’État a qualifié cet échange de « constructif ».
Une course à six candidats en phase décisive
Macky Sall figure parmi six prétendants officiellement engagés dans la course à la succession du Portugais António Guterres, dont le mandat s’achève le 31 décembre 2026. L’ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique Rafael Grossi, ainsi que Rebeca Grynspan, María Fernanda Espinosa et Carolyn Rodrigues-Birkett complètent la liste des candidatures en lice. La désignation du prochain secrétaire général obéit à une procédure précise : le Conseil de sécurité doit d’abord dégager un consensus autour d’un nom, avec l’accord d’au moins neuf de ses quinze membres et sans opposition d’un veto parmi les cinq membres permanents, avant que ce choix ne soit entériné par acclamation par l’Assemblée générale.
La candidature de Macky Sall avait été portée par le Burundi, qui assure alors la présidence tournante de l’Union africaine. L’ancien président sénégalais souligne son expérience à la tête de l’Union africaine et du NEPAD pour justifier sa capacité à dialoguer avec l’ensemble des blocs régionaux, des membres permanents du Conseil de sécurité aux pays du Golfe.
Des soutiens recherchés sur plusieurs continents
Au-delà de ses déplacements en Asie, en Europe et au Moyen-Orient, Macky Sall a également rencontré début juillet à New York l’ambassadeur chinois auprès de l’ONU, Fu Cong, ainsi que l’ambassadeur américain Michael Waltz. Ces entretiens ont porté sur sa candidature et sur les réformes qu’il envisage pour moderniser le fonctionnement de l’Organisation, notamment celle du Conseil de sécurité, dont il souhaite renforcer la représentativité.
Cette stratégie d’audiences successives auprès des puissances membres du Conseil de sécurité et de pays influents traduit la volonté du candidat sénégalais de sécuriser un soutien large avant l’entrée dans la phase la plus décisive du processus. Après les auditions publiques déjà organisées avec l’ensemble des candidats, le Conseil de sécurité doit désormais engager les consultations devant aboutir à la recommandation d’un nom unique, que l’Assemblée générale sera appelée à valider avant la fin du mandat d’António Guterres, le 31 décembre 2026.

Le Burundi joue son rôle (présidence de l’UA).
Pour le reste et les casseroles trainées par l frère, je ne souhaite pas à l’ONU si mal en point de s’attacher ce boulet.
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