Lors du sommet de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) organisé à Ankara, en Turquie, Donald Trump a annoncé mercredi 8 juillet 2026 vouloir suspendre immédiatement les échanges commerciaux avec l’Espagne. Le président américain a justifié cette décision par le désaccord de Madrid sur l’objectif de dépenses militaires fixé à 5% du PIB pour les membres de l’Alliance. L’annonce, faite devant des responsables américains et relayée par les médias, intervient alors que les relations entre Washington et Madrid traversent une période compliquée.
Le chef du gouvernement espagnol Pedro Sanchez a réagi en affirmant que cette déclaration ne modifiait pas les relations entre les deux pays. Madrid rappelle que les échanges commerciaux relèvent principalement des entreprises privées et que l’Espagne, membre de l’Union européenne, ne peut pas être ciblée individuellement dans les négociations commerciales communes. Le gouvernement espagnol en a aussi profité pour rappel que les liens économiques avec les États-Unis ont toujours été et resteront importants entre les deux pays.
Les tensions s’accumulent entre Washington et Madrid
Le président américain reproche à l’Espagne de ne pas avoir accepté la nouvelle trajectoire de dépenses militaires de l’OTAN. Le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, a rappelé que Madrid avait augmenté son budget de défense jusqu’à 2%, tout en estimant que certains points restaient à régler.
Le différend porte aussi sur la position espagnole concernant le conflit avec l’Iran, qui vient d’ailleurs de reprendre de plus belle. Pedro Sanchez avait refusé que les États-Unis utilisent certains espaces aériens ou installations espagnoles dans le cadre de leurs opérations militaires. Malgré ces tensions, Washington et Madrid continuent de gérer conjointement deux bases stratégiques dans le sud de l’Espagne, utilisées pour des opérations aériennes et navales.
Alors que les États-Unis ont à nouveau frappé Téhéran, de sérieuses questons se posent quant à ce qui sera mis en place côté américain, notamment sur le sol européen, pour ajuster leur logistique. L’Espagne cèdera-t-elle à Trump ?
Les conséquences économiques restent incertaines
Une suspension commerciale visant uniquement l’Espagne soulèverait plusieurs questions juridiques, notamment en raison des règles européennes. Des spécialistes du commerce international estiment qu’une telle mesure nécessiterait des procédures particulières de la part des États-Unis.
Dans le même, plusieurs investisseurs américains continuent de considérer l’Espagne comme un marché attractif. Le gestionnaire d’actifs BlackRock a récemment présenté le pays comme une destination privilégiée pour les investissements en actions, avec environ 104 milliards d’euros d’actifs espagnols détenus. Les relations économiques restent toutefois surveillées, alors que les investissements américains nets en Espagne ont reculé de 1,9 milliard d’euros au premier trimestre 2026.

C’est BlackRock qui décide, si la boîte veut investir en espagne, Trump devra se coucher !