Corée du Sud : Trump vante sa relation avec Kim Jong-Un et change ses plans militaires

Les manœuvres conjointes entre les États-Unis et la Corée du Sud, prévues pour débuter ce lundi et durer 11 jours, seront finalement allégées. Donald Trump a annoncé dimanche avoir chargé le Pentagone de revoir leur ampleur à la baisse, invoquant sa relation avec Pyongyang et un différend avec Séoul sur l’Iran.

Une décision justifiée par deux motifs

Sur son réseau Truth Social, le président américain a expliqué avoir demandé au secrétaire à la Guerre, Pete Hegseth, de « réduire considérablement » les exercices, jugeant qu’il était « trop tard pour les annuler ». Il reproche à Séoul d’avoir refusé de participer aux efforts américains de dénucléarisation de l’Iran, une demande à laquelle la présidence sud-coréenne aurait répondu par la négative. Trump estime que ces manœuvres envoient un signal hostile à la Corée du Nord, un pays sans lien diplomatique formel avec Washington mais qu’il décrit comme resté calme depuis son retour au pouvoir.

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Des exercices d’ampleur

Les manœuvres prévues impliquaient environ 18 000 soldats sud-coréens aux côtés de troupes américaines, avec un programme incluant un exercice de tir réel, la traversée d’un cours d’eau et la distribution de matériel militaire prépositionné. Ces entraînements visent chaque année à tester la coordination entre les deux armées face à une éventuelle menace nord-coréenne. Le ministère nord-coréen des Affaires étrangères les avait qualifiés de « répétition en vue d’une guerre d’agression », accusation régulièrement formulée par Pyongyang à chaque nouvelle édition de ces exercices.

Un scénario déjà vu en 2018

Ce n’est pas la première fois que le président américain cherche à limiter ces manœuvres. Lors de son premier mandat, après son sommet avec Kim Jong-Un à Singapour en juin 2018, Trump avait qualifié les exercices de « provocateurs » et promis d’y mettre fin, provoquant la surprise du Pentagone et de Séoul. À l’époque, les troupes américaines stationnées en Corée du Sud avaient maintenu leur préparation faute de directives officielles, l’exercice Ulchi Freedom Guardian — qui mobilisait alors 17 500 soldats américains et 50 000 sud-coréens — ayant finalement été suspendu quelques mois plus tard.

Depuis son retour à la Maison-Blanche en janvier 2025, Trump a rencontré Kim Jong-Un à trois reprises au cours de son premier mandat pour discuter du programme nucléaire nord-coréen, la dernière fois en 2019 à la frontière intercoréenne. Il a depuis manifesté son intérêt pour la reprise de ces discussions, sans qu’un nouveau sommet n’ait été confirmé à ce jour. L’ampleur exacte de la réduction annoncée dimanche n’a pas encore été précisée par le Pentagone. Les autorités sud-coréennes n’ont pour l’instant pas réagi publiquement à cette annonce.

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