Donald Trump a relancé, dimanche 16 août 2026, son projet visant à mettre fin au changement d’heure aux États-Unis. Dans un message publié sur son réseau social Truth Social, le président américain a demandé au Sénat d’adopter rapidement le « No More Changing the Clocks Act », déjà approuvé par la Chambre des représentants. Il défend l’idée d’une heure d’été permanente, qui permettrait notamment de conserver davantage de lumière en fin de journée. Mais le texte se heurte pour l’instant à des résistances au Sénat, y compris dans les rangs républicains.
Le texte prévoit de supprimer les changements d’heure effectués deux fois par an. Donald Trump estime que cette pratique perturbe le quotidien et souhaite privilégier davantage de lumière en soirée. Certains élus mettent toutefois en avant les conséquences d’une telle réforme durant l’hiver. Dans plusieurs régions du pays, le soleil se lèverait beaucoup plus tard. Le sénateur républicain Tom Cotton a notamment alerté sur les risques pour les enfants se rendant à l’école dans l’obscurité.
Le changement d’heure perturbe aussi le sommeil et peut avoir des conséquences sur la productivité, les accidents du travail et les dépenses de santé. En 2026, le cabinet de recherche Chmura a estimé que le seul passage à l’heure d’été avait représenté environ 672 millions de dollars de coûts pour l’économie américaine, notamment en raison des problèmes de santé et des accidents associés à la perturbation du sommeil.
Le changement d’heure un vrai sujet complexe
Au Sénat, le texte n’a pour l’heure pas été inscrit à l’ordre du jour. Le chef de la majorité républicaine, John Thune, s’est opposé au projet en commission et estime que des sénateurs des deux partis restent hostiles à une heure d’été permanente. La proposition avait pourtant obtenu un large soutien à la Chambre et le Sénat avait déjà adopté une mesure similaire à l’unanimité en 2022. Cette tentative n’avait finalement pas abouti à une modification de la législation fédérale.
Le débat sur l’heure d’été n’est pas nouveau. En 1974, les États-Unis avaient déjà décidé de maintenir l’heure d’été toute l’année. L’expérience avait été rapidement contestée et la mesure avait été abandonnée moins d’un an après son entrée en vigueur. Aujourd’hui, 19 États ont adopté des textes favorables à une heure d’été permanente, mais ces décisions restent soumises aux règles fédérales.
Un sujet sensible… Mais pas qu’aux États-Unis
Ce sujet n’est pas uniquement sensible aux États-Unis. En France comme dans le reste de l’Europe, la question du changement d’heure est également régulièrement débattue. En 2018, la Commission européenne avait même organisé une consultation publique qui avait recueilli plusieurs millions de réponses, avec une nette majorité favorable à la suppression du changement d’heure. Le Parlement européen s’était ensuite prononcé en faveur d’une fin des changements saisonniers, mais les États membres ne sont jamais parvenus à s’accorder sur le choix entre l’heure d’été et l’heure d’hiver. Le projet est depuis resté bloqué.



