**Sylvia Bongo s’explique : « Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public **

Sylvia Bongo Ondimba, l’ancienne Première dame du Gabon, condamnée dans une procédure par contumace liée aux accusations de détournement de fonds publics et de blanchiment a pris récemment la parole pour se défendre. À travers une déclaration publiée sur son compte X , elle conteste à nouveau l’origine de son patrimoine et rejette toute implication de ressources étatiques dans la constitution de ses avoirs, alors que la justice gabonaise a récemment confirmé des décisions dans ce dossier sensible.

Contestations publiques et ligne de défense de Sylvia Bongo

Dans une publication diffusée sur X, Sylvia Bongo Ondimba affirme : « Mes économies ne proviennent d’aucun fonds public gabonais. Je l’affirme avec la même constance depuis le premier jour ». Elle soutient qu’aucune trace bancaire ni opération du Trésor public ne permettrait de relier ses actifs à des ressources de l’État.

Dans la même séquence, un communiqué attribué à ses avocats indique qu’elle prend acte d’une décision judiciaire ayant consacré un arrêt de procédure tout en rejetant les accusations portées contre elle. Le document dénonce également les conditions du procès par contumace organisé au Gabon et annonce la poursuite des recours. Les conseils de l’ancienne Première dame évoquent une volonté de « faire valoir ses droits par toutes les voies de droit disponibles » et de démontrer son innocence dans un cadre conforme aux garanties d’un procès équitable.

La mise en cause de l’origine de son patrimoine s’inscrit dans un contexte où les autorités gabonaises ont ouvert, depuis 2023, plusieurs procédures contre des proches de l’ancien président Ali Bongo Ondimba, renversé à la suite du changement de pouvoir intervenu à Libreville.

Un dossier judiciaire lié à la transition politique de 2023

Depuis la transition politique amorcée au Gabon en août 2023, Sylvia Bongo Ondimba fait partie des personnalités poursuivies dans une vaste affaire financière impliquant également son fils Noureddin Bongo Valentin. Les charges évoquées par la justice gabonaise incluent notamment le détournement présumé de fonds publics, le blanchiment de capitaux et l’association de malfaiteurs.

Après une période de détention à Libreville, elle a été placée sous un régime de résidence surveillée avant de quitter le pays. Dans ce dossier, les juridictions gabonaises ont organisé un procès par contumace en son absence, une procédure prévue par le droit pénal gabonais pour juger un accusé non présent devant la cour, sous certaines conditions encadrées par le code de procédure pénale.

Le verdict rendu dans ce cadre a abouti à des condamnations lourdes, largement commentées dans la presse internationale, tandis que la défense dénonce un processus judiciaire biaisé. Ce type de procédure, déjà utilisé dans d’autres affaires politico-financières en Afrique centrale, continue de susciter des débats sur la portée des droits de la défense lorsque les accusés se trouvent hors du territoire national.

Poursuite des recours et incertitudes sur la suite du dossier

Les avocats de Sylvia Bongo Ondimba indiquent vouloir exploiter l’ensemble des voies de recours possibles, y compris sur le plan international, afin de contester les décisions rendues par la justice gabonaise. Aucun calendrier officiel n’a été communiqué concernant une nouvelle audience susceptible de réexaminer le fond du dossier ou d’éventuelles procédures d’appel.

Dans le même temps, les autorités judiciaires gabonaises maintiennent leurs accusations dans une affaire qui demeure l’un des symboles des poursuites engagées après la chute du régime Bongo. L’évolution du dossier dépend désormais des décisions futures des juridictions compétentes, notamment sur d’éventuelles demandes de révision ou de coopération judiciaire internationale.

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