Ahmad al-Chareh remercie Trump après le retrait de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme

Le président Ahmad al-Chareh a annoncé le retrait officiel de la Syrie de la liste américaine des États soutenant le terrorisme, dans un message vidéo publié lundi soir sur son compte X officiel. Une désignation qui pesait sur le pays depuis 47 ans.

Un message direct au peuple syrien

Filmé depuis son bureau, drapeau syrien en arrière-plan, le chef de l’État syrien s’est adressé en premier lieu à ses concitoyens. « Je félicite le peuple syrien pour le retrait officiel du nom de la Syrie de la liste des États soutenant le terrorisme« , a-t-il déclaré. Il a ensuite adressé ses remerciements au président américain Donald Trump, affirmant « je remercie Son Excellence le président Donald Trump pour cette décision historique », avant de saluer « tous les frères et amis qui se sont tenus aux côtés de la Syrie et des Syriens ». Le message, publié à 22h11, a rapidement dépassé les 300 000 vues et suscité de nombreuses réactions de soutien, notamment de responsables religieux et politiques syriens saluant la décision.

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Une désignation en place depuis 1979

Cette classification remonte à 1979, année où Washington avait sanctionné le pays sous le régime alors en place. Elle limitait depuis lors l’accès de la Syrie aux investissements étrangers et au système financier international. L’annonce du retrait avait été formellement engagée en juillet dernier, lorsque le secrétaire d’État américain Marco Rubio avait notifié le Congrès de l’intention de l’administration Trump, ouvrant une période d’examen parlementaire de 45 jours.

Parallèlement à cette démarche, les autorités américaines ont également retiré Hayat Tahrir al-Sham (HTS), l’ancien groupe islamiste dirigé par al-Chareh avant son accession à la présidence, de la liste des organisations désignées comme terroristes. Le mouvement, autrefois affilié à Al-Qaïda sous le nom de Front al-Nosra, avait rompu ses liens avec l’organisation dès 2016.

Une normalisation entamée depuis la chute d’Assad

Cette annonce traduit un processus de rapprochement diplomatique engagé depuis la chute du régime de Bachar al-Assad en décembre 2024. Depuis, plusieurs pays occidentaux, dont le Canada et le Royaume-Uni, ont progressivement levé leurs sanctions contre Damas.

Al-Chareh avait effectué en novembre 2025 la première visite d’un président syrien à la Maison-Blanche depuis l’indépendance du pays en 1946. Il s’agissait alors de sa deuxième visite officielle aux États-Unis, après sa participation à l’Assemblée générale des Nations unies à New York quelques mois plus tôt. Le gouvernement syrien espère que ce retrait de la liste noire américaine facilitera l’arrivée d’investissements étrangers, indispensables à la reconstruction du pays après plus d’une décennie de guerre civile.

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