Aliko Dangote sollicite le Canada pour accélérer les investissements en Afrique

Une rencontre entre Aliko Dangote et le premier ministre canadien Mark Carney a eu lieu le mercredi le 5 août à Ottawa. Les deux hommes ont échangé sur les moyens de renforcer le commerce et les flux de capitaux entre le Canada et l’Afrique, selon un communiqué diffusé par le groupe Dangote.

Une demande adressée au premier ministre canadien

La rencontre visait à élargir les opportunités de commerce et de capitaux entre le Canada et l’Afrique. Les échanges ont porté sur la manière dont le groupe Dangote, aux côtés d’autres investisseurs africains, pourrait contribuer à la croissance économique canadienne, mais aussi sur la façon dont Ottawa pourrait, en retour, renforcer sa présence sur le continent.

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« Les partenariats stratégiques entre l’Afrique et le Canada ont un immense potentiel », a déclaré Dangote, cité dans le communiqué de son groupe. Il a insisté sur « de solides arguments en faveur d’une hausse des investissements » entre les deux régions. Les deux dirigeants ont également évoqué la stratégie africaine du Canada et la nécessité de rééquilibrer des flux commerciaux jugés encore trop faibles.

En marge de cet entretien, Dangote s’est aussi entretenu avec Ahmed Hussen, député et président du Comité des affaires étrangères du Canada, pour approfondir les mêmes discussions sur la coopération économique de long terme. Il s’agit de la première visite officielle de l’industriel dans la capitale canadienne depuis plusieurs années.

Une offensive qui s’ajoute à plusieurs annonces récentes

Cette démarche canadienne s’ajoute à une série d’initiatives lancées par l’homme d’affaires ces derniers mois. Le groupe a obtenu en avril un soutien de 2,5 milliards de dollars de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), dans le cadre de sa feuille de route « Vision 2030 » qui vise 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires annuel.

Fin juillet, la raffinerie Dangote a par ailleurs levé 2,5 milliards de dollars supplémentaires auprès d’investisseurs privés, une opération présentée comme le plus important placement privé jamais rendu public sur le continent. Ce financement doit permettre de porter la capacité de traitement de la raffinerie de 650 000 à 1,4 million de barils par jour d’ici 2028, en amont d’une introduction en bourse panafricaine attendue cette année.

En juillet également, lors du Caucus africain à Banjul, en Gambie, Dangote avait plaidé pour une industrialisation accrue du continent, rappelant que l’Afrique ne produit aujourd’hui que moins de 2 % de la valeur ajoutée manufacturière mondiale malgré 30 % des réserves minérales de la planète. Il s’était alors engagé à investir 2 milliards de dollars dans deux projets énergétiques gambiens.

Vers un rapprochement économique élargi

La rencontre avec Ottawa marque ainsi une nouvelle étape dans la stratégie d’internationalisation du groupe, qui cherche cette fois à établir des ponts avec l’Amérique du Nord plutôt qu’à seulement consolider ses positions sur le continent africain. Aucun montant d’investissement chiffré n’a toutefois été communiqué à l’issue de cette rencontre à Ottawa, les deux parties évoquant une phase d’exploration des opportunités bilatérales.

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