Après la Tanzanie, Dangote va investir 2 milliards de dollars dans l'énergie en Gambie

Une semaine à peine après avoir engagé des discussions similaires en Tanzanie, Aliko Dangote annonce un nouvel engagement financier majeur. Le président gambien Adama Barrow a révélé, mardi 7 juillet, un investissement de 2 milliards de dollars du Dangote Group destiné à deux projets structurants dans l’énergie et les hydrocarbures en Gambie.

L’annonce intervient à l’issue d’une audience accordée à la State House, à Banjul, en marge des réunions 2026 du Caucus africain — l’instance qui réunit chaque année les gouverneurs africains de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, accueillie cette fois par la Gambie. Le milliardaire nigérian s’y trouvait accompagné du directeur général de First Bank Group, Olusegun Alebiosu, présenté comme partenaire du projet.

Un parc solaire et un terminal pétrolier au menu

Selon la présidence gambienne, les deux parties se sont accordées sur le lancement d’un parc solaire de 250 mégawatts ainsi que sur la construction d’un terminal moderne de stockage de carburants. Cette seconde infrastructure viserait à renforcer les capacités nationales de stockage stratégique et à sécuriser l’approvisionnement du pays en produits pétroliers, un enjeu récurrent pour les économies ouest-africaines dépendantes des importations de carburants raffinés.

Les modalités de mise en œuvre restent toutefois à préciser. Les deux camps ont convenu de formaliser leur partenariat par la signature d’accords, la réalisation d’études de faisabilité et la mise en place de structures conjointes chargées du suivi des travaux — autant d’étapes préalables avant tout démarrage effectif de chantier.

Barrow évoque un « vote de confiance »

Aliko Dangote a réaffirmé la confiance de son groupe dans le potentiel d’investissement de la Gambie, insistant sur son intention de mener ces infrastructures selon les meilleurs standards internationaux. Le chef de l’État gambien a salué cet engagement comme « un vote de confiance » envers la stabilité politique, les réformes économiques et le climat des affaires du pays, promettant la mobilisation des ministères et agences concernés pour accélérer la mise en œuvre des projets.

Le choix de la Gambie s’ajoute à une liste de pays où le groupe nigérian possède déjà une présence industrielle, notamment via sa filiale cimentière active dans une dizaine de marchés africains. Avec moins de 2,5 millions d’habitants, la Gambie représente toutefois un marché nettement plus restreint que les économies est-africaines récemment ciblées par le conglomérat.

Cette annonce fait écho aux discussions engagées fin juin avec la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan, portant sur des investissements dans les engrais, l’énergie et les infrastructures de transport, ainsi qu’à un projet de méga-raffinerie évalué à 17 milliards de dollars actuellement disputé entre la Tanzanie et le Kenya. Le groupe Dangote avait par ailleurs évoqué, début juillet, des investissements ciblés dans les ports et les routes tanzaniens. La Gambie traduit ainsi une séquence rapprochée d’annonces qui dessine une accélération de l’expansion du conglomérat sur le continent, son fondateur affichant l’ambition de porter son empire industriel à 100 milliards de dollars de valorisation d’ici 2030.

Les prochaines semaines devraient permettre de clarifier le calendrier des études de faisabilité annoncées à Banjul, préalable indispensable à la signature des accords définitifs entre le gouvernement gambien et le groupe Dangote.

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