Dangote Petroleum Refinery ouvrira le carnet d’ordres de son introduction en bourse le 14 septembre. L’opération, fixée à 525 nairas par action, vise à lever environ 1,5 milliard de dollars.
Un objectif de doublement de capacité
La raffinerie, installée dans la zone franche de Lekki près de Lagos, tourne actuellement autour de 650 000 à 700 000 barils par jour. Les fonds levés doivent servir à porter cette capacité à 1,4 million de barils par jour. « Notre rêve, c’est de doubler la capacité de la raffinerie, ce qui nous amènera à 1,4 million de barils par jour« , aurait déclaré Aliko Dangote lors d’une rencontre avec des investisseurs au Botswana.
4,1 milliards d’actions seront proposées à la vente, soit environ 10 % du capital de l’entité. Une option de surallocation de 15 % permettrait au groupe de lever davantage en cas de sursouscription. L’opération serait, selon les termes rapportés, la plus importante introduction en bourse jamais réalisée sur le continent africain, cotée sur le Nigerian Exchange.
Une valorisation déjà établie par un placement privé
Cette entrée en bourse fait suite à un placement privé de 2,5 milliards de dollars finalisé en juillet auprès d’investisseurs institutionnels et de particuliers fortunés, sursouscrit à hauteur de 270 %. Cette opération avait valorisé la raffinerie autour de 40 milliards de dollars. Un programme de souscription (underwriting) de 1 milliard de dollars avait également été bouclé en août pour sécuriser le financement.
La Commission des valeurs mobilières du Nigeria avait interrompu en juin une campagne de promotion jugée non autorisée de l’offre, avant de valider début septembre la documentation officielle de l’introduction en bourse.
Une raffinerie déjà présentée comme la plus grande du monde
L’unité de Lekki est considérée comme la plus grande raffinerie à train unique au monde. Elle a atteint sa capacité nominale complète en février, avec des essais de production ayant atteint 700 000 barils par jour. Le groupe s’est également positionné comme fournisseur de kérosène pour l’Europe et l’Afrique, dans un contexte de perturbations de l’offre liées aux restrictions visant les exportations iraniennes.
Le groupe Dangote prévoit par ailleurs un second projet de raffinerie de taille équivalente, 700 000 barils par jour, sur la côte kényane à Lamu, conçu comme point d’entrée vers le marché est-africain.



