Après Sentebale, le prince Harry claque une deuxième fois la porte d'une ONG africaine

Le conseil d’administration d’African Parks ne compte plus Harry parmi ses membres. Le duc de Sussex a annoncé lundi son départ de l’ONG, un an après que celle-ci a admis des violences commises par ses gardes forestiers en République du Congo.

Un scandale de violences au Congo comme toile de fond

L’affaire remonte à janvier 2024 : le Mail on Sunday et le média allemand Tagesschau publient des témoignages d’habitants accusant des gardes employés par African Parks de violences envers le peuple autochtone baka, près du parc national d’Odzala-Kokoua. Le cabinet d’avocats Omnia, chargé de l’enquête, examine 21 incidents distincts, incluant des violences physiques et sexuelles graves, des viols, des actes de torture et des homicides. L’ONG reconnaît les faits en mai 2025.

Face à cette affaire, Survival International avait publiquement réclamé la démission de Harry dès mai dernier, après sa présence à une collecte de fonds organisée pour African Parks en Arizona. Sa directrice avait alors dénoncé le maintien de son soutien à l’organisation malgré les révélations sur les Baka.

Un départ que Harry présente comme un choix personnel

Son porte-parole a fait savoir que le prince tirait sa révérence tout en restant attaché à l’organisation. Selon ses mots, cité par la BBC, le duc conserve une fierté pour ses dix années au sein d’African Parks et continue de soutenir sa mission de conservation. Cette version des faits, qui évoque une transition volontaire plutôt qu’une rupture, contraste avec la période de crise que traverse l’ONG depuis la publication des accusations initiales.

Une deuxième démission africaine en dix-huit mois

Avant de rejoindre le conseil d’administration d’African Parks en 2023, Harry en avait occupé la présidence durant six années. L’organisation gère aujourd’hui une douzaine de parcs nationaux consacrés à la protection de la faune sauvage sur le continent.

Ce retrait fait écho à un précédent : en mars 2025, Harry avait déjà quitté Sentebale, l’association fondée en 2006 avec le prince Seeiso du Lesotho en hommage à sa mère Diana, destinée à soutenir les jeunes touchés par le VIH au Lesotho puis au Botswana. Ce départ avait suivi un différend avec la présidente du conseil, Sophie Chandauka, qui l’accusait de harcèlement.

L’annonce concernant African Parks survient quelques jours seulement après celle du retour de Harry et son épouse Meghan au Royaume-Uni, prévu d’ici la fin du mois, six ans après leur départ pour les États-Unis. Cette proximité de calendrier alimente les spéculations sur un réaménagement plus large des engagements du prince avant son installation.

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