Vingt-sept sous-vêtements ont disparu du domicile d’une femme à Yola, dans l’État d’Adamawa, au nord-est du Nigeria. Le suspect, un homme de 27 ans identifié comme Muktar Shehu, a été arrêté puis présenté devant la justice pour cette affaire.
Effraction signalée le 6 août
Les faits remontent au 6 août 2026. Selon le rapport transmis à la cour, Shehu aurait pénétré de nuit dans le logement de Halima Yakubu, résidente du quartier de Zango, à Jimeta. Il aurait emporté les 27 pièces de linge intime avant de repartir. Le suspect, originaire du même quartier, a été appréhendé par la police locale dans les jours suivant les faits.
Le procureur Danjuma Hamidu a présenté le dossier devant la Chief Magistrate Court 3 de Yola. Le suspect fait face à des poursuites pour vol et violation de domicile, ainsi que pour « criminal charm« , une infraction propre au droit nigérian visant l’usage d’objets à connotation occulte dans une intention frauduleuse.
Un mobile rituel évoqué à l’audition
Shehu aurait reconnu, lors de son interrogatoire par les enquêteurs, avoir volé les sous-vêtements dans un but rituel. Aucun détail n’a été communiqué sur la nature précise de ce rituel ni sur son objectif final. Le suspect reste en détention, la cour ayant ordonné son maintien en garde à vue dans l’attente de la suite de la procédure.
Des affaires similaires recensées dans le pays
Des arrestations liées au vol de sous-vêtements féminins associés à des pratiques rituelles sont régulièrement rapportées au Nigeria depuis 2018-2019. Ce phénomène a reçu une appellation populaire, « yahoo plus« , en référence aux arnaques en ligne combinées à des pratiques occultes censées en démultiplier les gains.
Des cas comparables ont été signalés à Lagos, dans l’État du Delta, à Ogun ou en Anambra, impliquant le plus souvent de jeunes hommes accusés d’avoir dérobé des dessous féminins sur des cordes à linge ou dans des résidences privées. La croyance selon laquelle ces objets permettraient d’obtenir richesse ou pouvoir surnaturel reste répandue dans certaines communautés, malgré l’absence de fondement scientifique. L’affaire de Yola doit suivre son cours devant la justice d’Adamawa. Aucune date n’a été communiquée pour la prochaine audience.


