Amanda Maria Souza de Oliveira, 38 ans, reste incarcérée au Brésil après avoir été condamnée pour avoir trompé un couple de Joinville, dans l’État de Santa Catarina, en se faisant passer pour une fille de 12 ans. La justice lui a infligé une peine totale de 1 an, 10 mois et 28 jours pour escroquerie et fausse identité.
Quatorze mois aux frais du couple
La supercherie a permis à Amanda de vivre pendant environ 14 mois auprès du couple, qui pensait accueillir une mineure en situation de vulnérabilité. Elle a été traitée comme leur fille et bénéficiait d’un logement, de nourriture, de médicaments et de différents soins pris en charge par la famille.
Pour rendre son histoire crédible, la Brésilienne aurait utilisé le prénom « Gabriele » et affirmé venir du Pará, où elle aurait subi des violences. Elle aurait également raconté avoir été contrainte de prendre des hormones, afin d’expliquer son apparence adulte. Selon les éléments rapportés durant la procédure, elle affirmait aussi souffrir de problèmes de santé.
La mise en scène allait jusqu’à certains comportements associés à l’enfance. Des sources brésiliennes rapportent qu’elle utilisait un biberon et une tétine et adoptait une voix enfantine. Elle aurait aussi bénéficié d’une fête organisée pour son prétendu 12e anniversaire.
La famille a finalement commencé à avoir des doutes. Une proche du couple aurait effectué des recherches et découvert des informations reliant Amanda à des affaires similaires. Cette découverte a conduit à son arrestation à Joinville, le 2 juin 2026.
Une condamnation et le maintien en détention
Le tribunal de Santa Catarina l’a reconnue coupable d’escroquerie et de fausse identité. La peine comprend un an, six mois et dix jours de réclusion pour escroquerie, auxquels s’ajoutent quatre mois et 18 jours de détention pour fausse identité. Le régime initial est semi-ouvert.
La justice a aussi maintenu sa détention préventive et lui a refusé le droit de faire appel en liberté. Sa défense conteste la décision et affirme qu’elle présente des troubles psychiatriques, certains éléments médicaux étant couverts par le secret judiciaire.
Amanda aurait reconnu avoir utilisé de fausses identités, tout en présentant son comportement comme une stratégie de survie. La justice n’a pas retenu cette ligne de défense pour écarter les infractions qui lui étaient reprochées.
Des précédents dans plusieurs régions du Brésil
L’affaire de Joinville ne serait pas isolée. Avant son arrestation, Amanda avait déjà été signalée dans plusieurs États brésiliens pour des faits comparables. Les dossiers évoquent des passages par São Paulo, Rio de Janeiro, Minas Gerais, Rio Grande do Sul et Goiás, entre autres.
Un épisode documenté remonte à 2023, lorsque les services sociaux de Recife ont indiqué qu’elle avait fréquenté deux structures d’accueil et un centre destiné aux personnes sans domicile, en affirmant là encore être mineure.
Selon les éléments présentés dans la procédure actuelle, son parcours aurait ainsi comporté plusieurs identités et récits destinés à obtenir hébergement et assistance avant que sa véritable identité ne soit découverte à Joinville.



