La Corée du Nord a lancé une dizaine de missiles balistiques à courte portée jeudi 20 août 2026, depuis la région de Pyongyang. Une information confirmée par l’état-major sud-coréen. Ces tirs sont intervenus quelques heures seulement après la déclaration de Donald Trump sur une possible nouvelle rencontre avec Kim Jong-un. Or Pyongyang n’a pas confirmé de contact récent entre les deux dirigeants. Cette démonstration de force pose donc question. S’agissait-il d’une volonté affichée de la Corée du Nord pour sortir les muscles ou bien d’un réponse “moqueuse” aux dires du président américain ?
De son côté, Séoul estime que ces tirs n’augurent rien de bon.Pour la Corée du Sud, l’arsenal nucléaire nord-coréen pourrait être nettement supérieur aux chiffres avancés par Washington. Donald Trump a récemment évoqué 57 ogives. Le ministre sud-coréen de la Défense estime pour sa part que Pyongyang pourrait en posséder entre 80 et 120, soit entre 2 et quasiment 3 fois plus.
Un arsenal nucléaire difficile à évaluer
Ces estimations reposent notamment sur les essais nucléaires réalisés par le régime, ses capacités de production de matières fissiles et les informations communiquées par les autorités nord-coréennes. Faute d’accès aux installations, aucune donnée précise ne permet toutefois de confirmer définitivement ces chiffres.
La question nucléaire reste au cœur des relations entre Washington, Séoul et Pyongyang. Donald Trump et Kim Jong-un se sont rencontrés à trois reprises entre 2018 et 2019, avec la dénucléarisation de la péninsule parmi les principaux sujets abordés. Une nouvelle rencontre est-elle plausible ? Les autorités nord-coréennes n’ont, pour l’heure, pas donné suite publiquement à la proposition de Donald Trump.
La Corée du Nord bénéficie de l’appuie la Chine et de la Russie
Enfin, le rapprochement entre la Corée du Nord, la Russie et la Chine offre à Pyongyang de nouveaux relais économiques et diplomatiques face aux sanctions internationales. Moscou et Pékin jouent notamment un rôle dans le commerce et limitent l’efficacité du dispositif de sanctions prévues à la fois par l’ONU et les États-Unis.
Cette coopération s’étend aussi au domaine militaire, avec un soutien russe croissant et des échanges liés aux capacités d’armement nord-coréennes. Sur le plan scientifique et technologique enfin, certains experts évoquent également le risque que Pyongyang bénéficie de savoir-faire russes dans des secteurs stratégiques, notamment autour du nucléaire, même si l’ampleur exacte de ces transferts reste difficile à établir.



