Bâillonnée, entravée par des cordes et une chaîne, une jeune femme a été localisée vendredi dans une maison du Brésil après cinq jours de disparition. Emiliane Tamara Nunes Carvalho, 24 ans, montrait des signes de manque d’oxygène au moment de son sauvetage, selon la police militaire.
Une disparition signalée après une visite en clinique
La jeune femme avait quitté une clinique esthétique du quartier de Barragem 1, à Águas Lindas de Goiás, le lundi 17 août. Arrivée en moto-taxi, elle a été filmée par des caméras de surveillance en train de repartir seule, avant que tout contact avec ses proches ne cesse. Sa famille a signalé sa disparition dans la foulée et mobilisé le voisinage pour les recherches.
Le vendredi 21 août, des agents de la Companhia de Policiamento Especializado ont localisé une habitation du quartier Jardim América III, louée récemment par un suspect identifié comme l’ex-compagnon de la victime, Ailton Rodrigues de Souza. Une caméra fixée sur l’uniforme d’un policier a filmé l’accès au domicile : la porte a cédé sous une pince, avant que les agents ne se dirigent vers une chambre au bout d’un couloir.
Une victime droguée puis entravée
À l’intérieur, la jeune femme a été retrouvée allongée et désorientée. Elle avait le cou entouré d’une chaîne, tandis que ses poignets et ses chevilles étaient liés avec des cordes et des menottes. Selon la police civile, le suspect aurait admis lui avoir fait absorber des antidépresseurs, dans le but de la transporter jusqu’au logement sans résistance. Une arme de calibre 9 mm a par ailleurs été saisie sur les lieux. L’homme a été interpellé après une course-poursuite en véhicule.
Transportée à l’hôpital municipal d’Águas Lindas de Goiás, la victime y a été jugée stable et hors de danger. Elle a depuis obtenu son congé et est rentrée chez elle. La police civile a fait état d’un passé de violences domestiques entre les deux ex-partenaires, dont la relation avait pris fin en décembre 2025.
Le témoignage de la victime
Sur ses réseaux sociaux, la victime a livré un témoignage sur les conditions de sa séquestration. « Je suis complètement détruite à l’intérieur, il m’enfonçait des tissus imbibés d’acide« , a-t-elle déclaré. Elle a également affirmé craindre que son ex-compagnon n’ait jamais eu l’intention de la libérer : « Il y avait des provisions là-bas pour qu’on tienne des années et des années. »
Le suspect devrait répondre de séquestration, viol, arrestation illégale et port d’arme illégal, selon les informations relayées par la police civile. L’enquête reste ouverte pour établir les circonstances des cinq jours de captivité.
Le Brésil a enregistré 399 féminicides au premier trimestre 2026, un record depuis le début du recensement de ce crime il y a onze ans, selon le ministère de la Justice et de la Sécurité publique.



