Donald Trump a chiffré pour la première fois avec précision l’arsenal nucléaire nord-coréen, évoquant « 57 armes nucléaires » détenues par Pyongyang. Le président américain s’exprimait mercredi, trois jours après avoir écourté des exercices militaires conjoints entre les États-Unis et la Corée du Sud.
Une estimation qui rejoint le consensus
Le chiffre avancé par le président américain se situe dans la fourchette basse des estimations récentes. Selon le Yearbook 2026 de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), l’arsenal nord-coréen est évalué à environ 60 têtes assemblées, contre 50 un an plus tôt. La Federation of American Scientists avance un chiffre comparable, tandis que le Congressional Research Service américain évoque environ 50 têtes assemblées, sur un stock de matières fissiles suffisant pour en produire jusqu’à 90. Un institut sud-coréen de défense (KIDA) a publié fin 2025 une estimation nettement plus élevée, entre 127 et 150 têtes — plus du double des chiffres habituellement cités par les autres instituts.
Une rencontre annoncée avec Kim Jong-un
Le président américain a par ailleurs confirmé qu’il rencontrerait le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un avant la fin de l’année. Les deux hommes se sont déjà rencontrés à trois reprises durant le premier mandat de Trump, entre 2017 et 2021 — une série de sommets sans précédent, puisqu’aucun chef d’État américain en exercice n’avait auparavant rencontré de dirigeant nord-coréen. « Nous nous entendons très bien », a assuré le président républicain, qui revendique depuis plusieurs années une relation personnelle avec Kim.
Les exercices avec Séoul écourtés
Cette annonce intervient trois jours après une décision surprise concernant l’allié sud-coréen. Dimanche, Trump avait annoncé écourter des exercices militaires conjoints entre Washington et Séoul, jugeant qu’ils envoyaient un signal hostile à Pyongyang. Les manœuvres, lancées lundi, ont finalement été raccourcies de six jours mercredi, le Pentagone assurant maintenir ses objectifs militaires dans la région. Le président américain est également revenu sur une décision politique passée liée à la Corée du Nord, jugeant qu’elle « n’aurait jamais dû arriver » et affirmant qu’il ne l’aurait pas permise s’il avait été au pouvoir à l’époque.
Le programme nucléaire nord-coréen a débuté en 1962, avec un premier réacteur de recherche installé à Yongbyon. Pyongyang avait initialement signé le Traité de non-prolifération nucléaire avant de s’en retirer en 2003 pour poursuivre son programme militaire, aujourd’hui classé par le renseignement américain parmi les menaces majeures pour la sécurité des États-Unis.



