Donald Trump proche du seuil d'obésité : des médecins s'inquiètent pour sa santé

Le président américain Donald Trump est désormais à seulement 0,3 point de basculer dans la catégorie clinique de l’obésité, selon son dernier bilan médical réalisé en mai 2026, qui lui attribue un indice de masse corporelle de 29,7 pour un seuil fixé à 30. Ce chiffre, révélé le 23 août par le Washington Post, relance les questions sur l’état de santé du dirigeant de 80 ans, déjà scruté depuis plusieurs mois pour des ecchymoses aux mains, un gonflement des chevilles et des épisodes de somnolence en public.

Une prise de poids de 23 livres en trois ans

Selon le quotidien américain, le poids du président aurait augmenté d’environ 23 livres depuis sa dernière campagne présidentielle. Lors de son inculpation en Géorgie pour ingérence électorale en août 2023, sa fiche d’écrou indiquait 215 livres. Il en pesait 238 lors de son examen médical de mai dernier, selon un rapport publié par la Maison-Blanche. À 1,90 mètre, cette évolution le rapprocherait du seuil de l’obésité, une catégorie dans laquelle il avait déjà été classé en 2019 et en 2020, durant son premier mandat. Le Washington Post précise que l’origine exacte de la mesure de 2023 reste incertaine et que les données médicales du président ont déjà fait l’objet de controverses par le passé. L’administration reconnaît de son côté un gain de 14 livres entre ses deux derniers examens médicaux annuels.

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Le médecin de la Maison-Blanche, le docteur Sean Barbabella, avait pourtant qualifié la santé du président d’excellente lors de la publication du rapport en mai, évoquant un âge cardiaque estimé 14 ans inférieur à son âge réel. Il attribuait par ailleurs les ecchymoses visibles sur les mains du président à un usage quotidien d’aspirine, prescrite en prévention des risques cardiovasculaires aux côtés de deux traitements contre le cholestérol, la rosuvastatine et l’ézétimibe. Le médecin y voyait un effet secondaire « bénin et courant », lié à la fréquence des poignées de main du président.

Des médecins appellent à une prise en charge prioritaire

Le docteur Scott Kahan, directeur du National Center for Weight and Wellness, estime que la question du poids présidentiel mérite une attention comparable à celle accordée à sa sécurité physique. « L’obésité représente un facteur de risque majeur pour de nombreux problèmes de santé, ainsi que pour les incapacités et les décès prématurés », a-t-il déclaré au Washington Post. L’ancien directeur de la Food and Drug Administration, David Kessler, a de son côté évoqué, sans viser directement le président, les dangers de la graisse viscérale accumulée autour du foie, du pancréas et du cœur.

Les médecins de la Maison-Blanche auraient recommandé au président de perdre du poids, de revoir son alimentation et d’augmenter son activité physique. Le président lui-même aurait exprimé, comme de nombreux Américains, le souhait de maigrir, selon le Washington Post, malgré son attachement assumé à la restauration rapide et son peu d’intérêt pour l’exercice physique. Interrogé sur un éventuel traitement, Trump affirme n’avoir jamais pris de médicament de la classe des agonistes GLP-1 contre l’obésité, selon des propos rapportés le 23 août par le quotidien.

Une série d’alertes depuis plus d’un an

La santé de Donald Trump fait l’objet de spéculations récurrentes depuis septembre 2025, lorsque des rumeurs sur son état physique avaient circulé sur les réseaux sociaux avant d’être qualifiées de « fausses informations » par le président. En avril 2026, une nouvelle vague de rumeurs, évoquant une possible hospitalisation au centre médical Walter Reed, avait poussé son porte-parole à démentir fermement, assurant que le président travaillait sans interruption depuis le Bureau ovale. Ces épisodes s’étaient accompagnés d’une érosion progressive de la confiance du public : selon un sondage Pew Research d’avril 2026, 56 % des Américains doutaient de son acuité mentale, et une majorité estimait qu’il ne possédait ni la santé physique ni la santé mentale nécessaires pour exercer ses fonctions.

Contrairement aux vagues précédentes, largement alimentées par des rumeurs non confirmées, les données évoquées par le Washington Post s’appuient sur les bilans médicaux du président, publiés par son administration. Cette publication intervient alors que le débat sur l’aptitude physique des dirigeants âgés continue d’animer la vie politique américaine.

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