France : 73 médicaments pourraient bénéficier d’une durée de conservation plus longue selon l’ANSM

Le stockage des médicaments dans les foyers français pourrait bientôt être amené à évoluer. Le 28 août 2026, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé le lancement d’un projet visant à prolonger la durée de conservation de 73 médicaments. L’initiative repose sur la participation de 14 laboratoires pharmaceutiques, retenus après un appel à candidatures avec l’objectif de limiter le gaspillage tout en maintenant les exigences de sécurité applicables aux traitements.

Les 14 laboratoires participant au dispositif vont travailler sur l’allongement de la durée de conservation de ces 73 médicaments dont le paracétamol, la lévothyroxine, la mélatonine ou le lithium qui oscille actuellement entre deux et trois ans. L’ANSM estime que 47 d’entre eux pourraient atteindre une durée de conservation d’au moins quatre ans contre un à deux ans actuellement.

73 médicaments concernés par la nouvelle mesure de l’ANSM

Moins de 10 % des traitements actuelles disposent d’une durée pouvant atteindre cinq ans. L’ANSM souhaite donc déterminer si certaines références peuvent être conservées plus longtemps dans des conditions garantissant leur qualité, leur efficacité et leur sécurité. Le projet s’inscrit dans une démarche visant à mieux adapter les dates de conservation aux caractéristiques de chaque traitement.

Pour les autorités sanitaires, une durée de conservation plus longue pourrait avoir plusieurs conséquences. Elle permettrait de limiter la destruction de médicaments encore utilisables, tout en améliorant potentiellement leur disponibilité pour les patients. Le dispositif pourrait également réduire les ressources nécessaires à leur fabrication et à leur élimination. En parallèle, les médicaments qui ne sont plus utilisés doivent continuer à être rapportés en pharmacie afin d’être collectés et traités dans les conditions prévues.

Une mesure qui permettrait de réduire le gâchis de médicaments

Cette volonté affichée par l’ANSM intervient alors qu’une partie importante des médicaments présents dans les pharmacies familiales n’est finalement pas utilisée. En 2024, le volume de médicaments non utilisés était estimé à 9 960 tonnes en France. Le retour des traitements en pharmacie permet de limiter la présence (nocive) des médicaments dans les déchets ménagers et in fine, leur rejet dans l’environnement.

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