Un coup de frais traversera la France à partir du vendredi 21 août, avec des relevés nationaux repassant sous les normales pour la première fois en plus de deux mois, selon les projections du modèle européen relayées par Météo-Paris. Durant la semaine du 24 au 30 août, le thermomètre pourrait chuter jusqu’à trois degrés sous les moyennes saisonnières sur une large partie du territoire.
Une accalmie après 70 jours de chaleur continue
Cette bascule survient après une séquence exceptionnelle : le pays enregistre des températures constamment supérieures à la normale depuis la mi-juin. La cinquième canicule de l’année, débutée le 28 juillet dans le sud-est, s’est prolongée durant 23 jours d’affilée, un total que le pays n’avait plus connu que lors d’un seul épisode antérieur depuis que ces relevés existent. Des orages doivent traverser le pays durant cette semaine de repli thermique, avec des maximales attendues entre 24 et 28°C sur la majeure partie de l’Hexagone, et jusqu’à 33°C près de la Méditerranée.
Un précédent éclaire l’ampleur de cette année : en juin 2025, la France avait déjà connu son deuxième mois de juin le plus chaud jamais enregistré, avec une anomalie de +3,3°C par rapport aux normales, juste derrière juin 2003. L’été 2025 s’était classé au troisième rang des étés les plus chauds de l’histoire du pays.
Un mois de septembre annoncé au-dessus des normales
La fraîcheur ne devrait toutefois durer qu’un temps limité. Selon le modèle européen, septembre 2026 s’annonce nettement plus chaud que la normale, avec un écart de 1 à 1,5°C par rapport aux moyennes 1991-2020 sur la majeure partie du pays. Les régions de l’ouest seraient les plus concernées par cet écart thermique, d’après la dernière réactualisation de Météo-Paris.
Cette tendance est corroborée par d’autres organismes de prévision. La Chaîne Météo table sur un écart pouvant atteindre 1,5 à 2°C à l’échelle nationale pour l’ensemble du mois, dans le cadre d’un automne jugé anormalement chaud. Météo-Contact évalue à plus de 60% la probabilité que les températures restent supérieures aux normales, avec un risque de vague de chaleur tardive jugé plausible durant la première quinzaine du mois. Les modèles saisonniers de Copernicus, cités par Futura-Sciences, envisagent eux aussi un mois plus chaud que la normale sur l’ensemble du territoire, particulièrement au nord-ouest.
Un risque de canicule jugé quasi nul
Malgré ces prévisions convergentes, les spécialistes excluent largement un nouvel épisode caniculaire au sens strict. L’allongement des nuits en septembre rend ce type de phénomène très improbable, même dans un contexte de températures diurnes élevées. Les prévisionnistes évoquent plutôt un mois globalement chaud et sec, sans exclure des séquences ponctuelles de fortes chaleurs en début de mois.
À titre de comparaison, septembre 2025 avait affiché une température moyenne de 17,5°C, conforme à la normale nationale, mais marquée par un pic tardif les 19 et 20 septembre suivi d’un net rafraîchissement en fin de mois, selon les données de Météo-France. Les évolutions à trois semaines restent, pour l’heure, sujettes à confirmation à mesure que l’échéance se rapproche.



