Guerre en Iran : le général Dan Caine alerte sur les risques d'escalade militaire

Le chef d’état-major interarmées américain, Dan Caine, a recommandé en privé à plusieurs conseillers de la Maison-Blanche de chercher une issue au conflit avec l’Iran. Selon trois sources citées par CNN, le général estime que les options militaires envisagées pour intensifier la campagne pourraient produire l’effet inverse de celui recherché.

Une puissance aérienne jugée insuffisante

D’après ces mêmes sources, Caine juge que les frappes aériennes ne suffiraient pas à atteindre les objectifs fixés par Donald Trump face à Téhéran. Il aurait partagé cette analyse avec plusieurs figures du Cabinet, dont le directeur de la CIA, John Ratcliffe, le secrétaire d’État, Marco Rubio, et le vice-président, JD Vance. « Caine cherche une porte de sortie », a résumé l’une des sources auprès de CNN.

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Ce constat ne l’a toutefois pas empêché d’assurer au président que l’armée américaine « pourrait absolument les anéantir » si l’ordre lui en était donné. Le général aurait insisté sur les limites d’une action strictement militaire, ainsi que sur l’érosion des stocks de munitions américains — un sujet qu’il avait déjà évoqué fin juillet lors d’une réunion à la Maison-Blanche, alors que les frappes contre l’Iran venaient d’être suspendues après près de deux semaines consécutives de bombardements.

Un désaccord persistant au sein de l’exécutif américain

Le chef d’état-major ne serait pas isolé dans cette position. Plusieurs responsables, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’administration, jugent qu’une victoire décisive contre l’Iran ne pourrait être obtenue que par une opération terrestre d’ampleur, une option risquant de coûter potentiellement des milliers de vies américaines. Le Pentagone disposerait de plans en ce sens, mais aucun responsable ne plaiderait actuellement pour une telle escalade.

Face à ces réserves, plusieurs conseillers discuteraient désormais des moyens de désamorcer le conflit tout en le présentant comme une avancée diplomatique. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, aurait exprimé son scepticisme quant aux chances d’une solution négociée avec Téhéran lors d’un entretien à la Maison-Blanche fin juillet, plaidant plutôt pour un renforcement de la pression militaire.

Devant le Sénat le 21 juillet, Caine avait déjà reconnu publiquement les limites d’une stratégie fondée sur les bombardements, déclarant : « la puissance aérienne a ses limites« . Le conflit, ouvert début juillet après la reprise des hostilités entre Washington et Téhéran, s’est depuis étendu à plusieurs fronts régionaux, les Houthis au Yémen et des milices proches de l’Iran en Irak ayant multiplié les attaques contre des intérêts saoudiens et américains.

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