Un tweet publié samedi par Hillary Clinton relance le débat sur les propos anti-fraude tenus par le vice-président JD Vance. « Un homme local suggère d’emprisonner son propre patron », écrit-elle en réaction à une vidéo diffusée sur Fox News.
Une déclaration de Vance tournée en dérision
La vidéo visée montre Vance répondant à la journaliste Laura Ingraham sur Fox News. Le vice-président y affirme que toute personne coupable de fraude doit être poursuivie, quel que soit son statut. Il déclare : « Nous devrions tous, dans le leadership public, essayer de vous jeter en prison pour vous être enrichi aux dépens du contribuable américain ».
Ce message, repris massivement sur les réseaux sociaux, est accompagné d’un bandeau Fox News annonçant un avertissement aux fraudeurs. Clinton retourne ce cadrage contre son auteur, en soulignant que le supérieur hiérarchique de Vance, le président Donald Trump, a accordé des grâces présidentielles à plusieurs personnes condamnées pour fraude.
Des grâces présidentielles au centre des critiques
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a gracié plus de soixante-dix personnes condamnées pour fraude ou blanchiment d’argent, dont Adam Kidan et Trevor Milton. Sa fortune personnelle aurait progressé de 2,2 milliards de dollars durant la première année de son second mandat, selon plusieurs estimations relayées en ligne.
Sur X, plusieurs internautes reprennent l’ironie du tweet de Clinton. Certains rappellent que le principal bénéficiaire des largesses judiciaires de l’exécutif reste, selon eux, l’entourage direct du président.
Vance nommé « tsar de la fraude »
Les propos tenus sur Fox News précèdent la nomination officielle de Vance comme « tsar de la fraude » par Trump, chargé de coordonner les enquêtes fédérales, avec une attention particulière portée aux États dirigés par des élus démocrates. Cette désignation intervient après l’annonce d’une lutte renforcée contre la fraude, évoquée par le président lors de son discours sur l’état de l’Union.
Le vice-président revendique depuis plusieurs opérations, dont le démantèlement présumé d’un réseau de fraude à l’assurance-maladie estimé à 50 millions de dollars à Los Angeles, ainsi que la suspension de 221 établissements de soins en Californie soupçonnés d’irrégularités.
