Une collision survenue mardi soir sur l’autoroute A89 a coûté la vie à une jeune fille de 13 ans, près de Malintrat, dans le Puy-de-Dôme. Les gendarmes du peloton motorisé de Thiers ont été saisis du dossier sous la qualification d’homicide routier.
Il était environ 22h ce mardi 18 août quand un fourgon utilitaire de livraison a percuté par l’arrière une Audi A6, sur cette portion d’autoroute reliant Malintrat aux Martres-d’Artière, direction Clermont-Ferrand. À bord du véhicule familial : un couple d’une quarantaine d’années et leurs deux filles, âgées de 13 et 18 ans, originaires de la région bordelaise.
Un choc d’une extrême violence
L’impact a projeté la voiture contre la barrière de sécurité. Le véhicule a ensuite fait plusieurs tours sur lui-même avant de s’immobiliser sur le bas-côté. La plus jeune des deux sœurs a été projetée hors de l’habitacle sous la force du choc. Quand les pompiers sont arrivés sur les lieux, l’adolescente ne présentait plus ni pouls ni respiration. Transportée en urgence absolue vers le service pédiatrique du CHU Estaing, à Clermont-Ferrand, elle est décédée environ 90 minutes plus tard.
Sa mère, 40 ans, a elle aussi été grièvement touchée : son pronostic vital était engagé selon les premiers éléments transmis par les secours, avant sa prise en charge au CHU Gabriel-Montpied. Le père et la fille aînée s’en sortent avec des blessures superficielles, tout comme le conducteur du fourgon impliqué dans l’accident. Vingt-cinq sapeurs-pompiers ont été déployés pour sécuriser la zone et porter secours aux victimes.
L’endormissement du conducteur évoqué par les enquêteurs
Les causes précises du drame restent à établir. Du côté de la gendarmerie, deux pistes émergent des premières constatations : un excès de vitesse et un endormissement du conducteur du fourgon. Ces éléments demeurent des hypothèses de travail à ce stade de la procédure.
La notion d’homicide routier, retenue ici, ne date que de quelques mois : elle a remplacé l’ancienne qualification d’homicide involontaire depuis l’entrée en vigueur d’une loi votée le 9 juillet 2025. Ce texte cible les décès provoqués par un comportement dangereux au volant — vitesse excessive, téléphone en main, absence de permis ou usage de stupéfiants.
Un axe déjà marqué par un drame similaire
Ce tronçon n’en est pas à son premier accident meurtrier. En 2013 déjà, un car avait percuté une voiture à cet endroit précis de l’A89, entraînant la mort d’une adolescente de 15 ans et de sa mère.
Selon les chiffres portés à la connaissance des parlementaires lors de l’examen de la loi de 2025, plus de 3 200 personnes perdaient la vie chaque année sur les routes françaises, un facteur humain étant impliqué dans neuf accidents mortels sur dix.



