Un système solaire habité par un trillion d’humains produirait, selon Jeff Bezos, mille Mozart et mille Einstein en permanence. Le fondateur d’Amazon défend cette projection depuis 2018, année où il l’a formulée pour la première fois publiquement. Ce raisonnement, qu’il a répété à plusieurs reprises au fil des ans, repose sur l’idée qu’une population humaine bien plus vaste multiplierait proportionnellement le nombre de génies scientifiques et artistiques actifs à un instant donné.
Une idée répétée sur plusieurs années
Bezos a formulé cette idée pour la première fois en 2018 lors d’un entretien avec le patron d’Axel Springer, Mathias Döpfner, publié par Business Insider. Il affirmait déjà que le système solaire pourrait facilement accueillir un trillion d’êtres humains, avec à la clé un millier de génies comme Einstein ou Mozart actifs simultanément.
Bezos a repris cette même image en 2019 lors d’un discours au Yale Club, à New York, puis en 2023 sur le podcast de Lex Fridman — la version la plus reprise dans les médias ces derniers mois. Le milliardaire y détaillait un raisonnement chiffré : la Terre supporte aujourd’hui environ 8 milliards d’habitants, un plafond que les ressources planétaires ne permettraient pas de dépasser significativement.
Des stations spatiales plutôt que des planètes
Bezos écarte l’option d’une colonisation de planètes comme Mars. La seule façon d’atteindre cette vision, ce sont de gigantesques stations spatiales, a-t-il déclaré lors de son passage chez Lex Fridman, ajoutant que les surfaces planétaires resteraient trop réduites pour un tel projet.
Ce plan est porté par sa société aérospatiale Blue Origin, qui développe des fusées réutilisables et des modules destinés à l’exploitation de ressources spatiales. L’entrepreneur a également évoqué à plusieurs reprises son souhait de voir l’industrie lourde quitter la Terre, laissant la planète à un usage résidentiel et écologique.
Une citation qui refait surface
Cette citation, vieille de plusieurs années, circule à nouveau largement sur les réseaux sociaux. Aucune déclaration inédite de Bezos n’a accompagné cette resurgence.



