Miguel Ángel Gil Marín a fermé la porte à tout départ de Julián Alvarez, jugeant sa parole plus solide que n’importe quelle offre financière. Le dirigeant de l’Atlético de Madrid a assuré qu’aucune négociation avec le FC Barcelone n’aboutirait tant qu’il resterait à la tête du club.
« J’évolue dans le monde du football depuis plus de trente ans. Ma parole est l’une des rares choses qu’il me reste », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que le maintien de l’attaquant argentin était « absolument garanti » aussi longtemps qu’il occuperait son poste de directeur général.
Une position répétée à plusieurs reprises cet été
Gil Marín avait déjà écarté toute cession, y compris face à une offre à 200 millions d’euros, en expliquant que le club madrilène pouvait refuser n’importe quel montant tant que le joueur restait sous contrat jusqu’en 2030. Le dirigeant avait aussi dénoncé un manque de transparence de la part du club catalan, évoquant des mensonges et une absence de professionnalisme dans la gestion du dossier.
Il avait également affirmé que d’autres clubs cherchaient à dicter la stratégie sportive de l’Atlético et à lui manquer de respect, tout en assurant que sa position, celle du joueur et de son entourage, ainsi que celle transmise à la présidence barcelonaise, était sans ambiguïté.
Un dossier ouvert depuis la Coupe du monde
Le feuilleton remonte à la finale du Mondial 2026, disputée au MetLife Stadium, où Alvarez avait exprimé publiquement son souhait de rejoindre le Barça pour réaliser ce qu’il présentait comme un rêve personnel. Le club catalan avait formulé une première offre proche de 100 millions d’euros, rapidement rejetée par la direction madrilène, avant que le Real Madrid ne tente lui aussi sa chance avec une proposition de 150 millions d’euros, également repoussée.
Arrivé en 2024 en provenance de Manchester City contre 75 millions d’euros, l’attaquant argentin dispose d’une clause libératoire fixée à 500 millions d’euros, un montant qui rend toute négociation directe pratiquement inenvisageable sans l’aval explicite du club madrilène.
Gil Marín a évoqué la situation personnelle du joueur, la qualifiant de délicate. « Julián ne va pas bien, certaines personnes ont tenté de le tromper, de le désorienter », a-t-il expliqué après le tirage au sort de la Ligue des champions, tout en assurant que le club comptait l’accompagner pour qu’il retrouve son meilleur niveau.
Un différend qui dépasse le seul dossier sportif
La position de Gil Marín a suscité des critiques quant à un possible conflit d’intérêts : le dirigeant occupe également la fonction de premier vice-président de LaLiga, ce qui interroge sur sa capacité à statuer sur une opération de marché impliquant directement son propre club. Cette double fonction alimente les tensions autour d’un dossier qui reste l’un des plus longs de ce mercato estival.



