Le corps d’un homme non identifié a été découvert le 16 juin 2026 dans le compartiment du train d’atterrissage d’un avion d’Air Arabia arrivé à Gatwick depuis Tanger. Une enquête du coroner doit encore déterminer les circonstances précises de sa présence à bord.
À l’arrivée à Londres-Gatwick, le 16 juin, un homme a été retrouvé mort dans le compartiment du train d’atterrissage d’un appareil d’Air Arabia en provenance de Tanger, au Maroc. Un ingénieur au sol a découvert le corps lors des vérifications effectuées après l’atterrissage, selon les éléments présentés devant le tribunal du coroner de Horsham.
L’autopsie a établi plusieurs facteurs associés au décès : arrêt cardiaque, hypoxie et hypothermie. Les conditions régnant dans cette partie de l’avion auraient exposé la victime à un froid intense et à une faible concentration d’oxygène.
Une mort considérée comme non naturelle
Le coroner Joseph Turner a ouvert l’enquête judiciaire sur ce décès. Il a indiqué que les conditions dans le compartiment du train d’atterrissage pouvaient expliquer les graves difficultés physiologiques rencontrées par l’homme durant le vol.
Selon les informations présentées à l’audience, le corps a été localisé après l’arrivée de l’appareil à Gatwick. Les services d’urgence de l’aéroport ont été mobilisés peu après 11 h 30. La police du Sussex a également participé aux premières investigations.
Le coroner a retenu à ce stade l’hypothèse d’une mort « non naturelle ». Cette qualification ouvre la voie à des investigations supplémentaires, sans préjuger des circonstances exactes ayant conduit l’homme à se retrouver dans cette partie de l’avion.
Le Standard avait rapporté quelques jours après les faits que l’homme aurait pu se dissimuler dans le train d’atterrissage d’un Airbus A320 avant son départ de Tanger. Son identité n’a toutefois pas été rendue publique.
Un phénomène extrêmement dangereux
Voyager dans un compartiment de train d’atterrissage expose à plusieurs dangers : températures très basses en altitude, manque d’oxygène, mécanismes du train et risque de chute lors de son déploiement.
Une étude publiée dans Forensic Science International a examiné plusieurs décès de personnes ayant tenté de voyager de cette manière. Les chercheurs ont relevé des vols effectués à des altitudes comprises entre 7 000 et 11 000 mètres, avec des températures pouvant descendre jusqu’à environ -56 °C dans ces zones non pressurisées. L’hypoxie et l’hypothermie figurent parmi les principales causes susceptibles d’être mortelles.
Le cas survenu à Gatwick rappelle une autre affaire enregistrée dans le même aéroport. En décembre 2022, le corps d’un homme avait été découvert dans le train d’atterrissage d’un avion arrivé de Banjul, en Gambie. Une enquête avait conclu en 2024 à un décès lié à l’hypothermie, tandis que l’identité de la victime était restée inconnue.
L’enquête actuelle sur le décès du 16 juin a été ajournée. La prochaine audience est prévue le 24 février 2027, date à laquelle de nouveaux éléments pourront être examinés.




Les Africains sont des gens très intelligents mais pas assez pour comprendre qu’à 8000 mètres, il fait -40°.
Aglagla, si t’as pas ta petite laine de chameau. c’est compliqué !