Mbappé au collège : son ex-professeure de français révèle un trait de caractère resté intact

Nicole Lefèvre a enseigné le français à Kylian Mbappé en classe de 5e, au collège privé de l’Assomption à Bondy. Dans le documentaire Kylian Mbappé, hors normes diffusé par la chaîne L’Équipe, elle décrit un adolescent au tempérament déjà affirmé, capable d’entraîner ses camarades et prompt à réagir face à ce qu’il percevait comme une injustice.

Un élève placé sous surveillance rapprochée

Ce transfert vers un établissement catholique intervient après plusieurs incidents disciplinaires dans son école publique d’origine, où l’adolescent avait frôlé l’exclusion à de multiples reprises. Selon les propos rapportés par France Info, une fiche de suivi comportemental avait été instaurée à la demande de sa mère, Fayza Lamari : chaque professeur devait la remplir à l’issue de chaque cours pour évaluer son attitude.

Placé au premier rang, juste devant le bureau de son enseignante, le jeune Kylian restait assidu dans le travail. « C’était un bon élève, en général il apprenait ses leçons« , confie Nicole Lefèvre, tout en précisant qu’il fallait constamment le canaliser sous peine de le voir sombrer dans l’agitation.

Un ascendant naturel sur le groupe

Malgré son gabarit modeste pour son âge, l’enseignante le décrit comme une figure d’entraînement au sein de la classe. Ce statut de meneur, déjà perceptible dans les rangs du collège, précède le rôle de capitaine qu’il occupera plus tard en équipe de France, fonction confiée par le sélectionneur Didier Deschamps après le départ d’Hugo Lloris en 2022.

Une trajectoire scolaire parallèle au football

Cette période à Bondy dure peu de temps. Dès 2011, Kylian Mbappé rejoint l’Institut national du football de Clairefontaine, structure qui l’oblige à poursuivre sa scolarité dans un collège de Rambouillet. Il intègre ensuite le centre de formation de l’AS Monaco, avant de lancer sa carrière professionnelle en 2015-2016.

L’intéressé a lui-même reconnu, dans une interview accordée à L’Obs, que ce changement d’établissement répondait avant tout à un besoin d’encadrement : « Ce collège, c’était plus un choix pour le calme, ça m’apportait un cadre dont j’avais besoin. »

Formé au club de l’AS Bondy dès l’âge de cinq ans, l’attaquant n’a jamais coupé les liens avec sa ville d’origine, où une fresque de vingt mètres de haut représentant son portrait orne aujourd’hui un immeuble du quartier.

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