Météo-France anticipe un pic à 37°C le 5 septembre après le répit de fin août

Bordeaux pourrait atteindre 37°C le samedi 5 septembre, selon les modèles consultés le 25 août par plusieurs organismes météorologiques. Une moyenne de 30,2°C est projetée ce jour-là sur douze grandes villes françaises, après plusieurs jours de fraîcheur relative fin août.

Un anticyclone saharien attendu dès le 2 septembre

L’anticyclone des Açores devrait s’étirer vers la France à partir du mercredi 2 septembre, ouvrant la voie à une masse d’air chaud remontant directement du nord de l’Afrique, selon les projections de Météo-Paris. En altitude, les températures dépasseraient 20°C à 850 hPa, un seuil que les prévisionnistes surveillent de près pour identifier un possible épisode de forte chaleur.

Le basculement le plus marqué interviendrait entre le 5 et le 7 septembre, avant une possible accentuation la semaine suivante. La fiabilité des modèles chute nettement au-delà de ce week-end, selon plusieurs prévisionnistes consultés.

L’organisme européen Copernicus évalue entre 70% et 100% la probabilité d’un mois de septembre anormalement chaud dans le nord-ouest du pays, contre 60% à 70% sur le reste du territoire. Le modèle européen ECMWF table sur un excédent moyen de 1 à 1,5°C par rapport aux normales, tandis que le modèle américain évoque jusqu’à 2°C sur l’ouest du pays.

Un été qui a déjà battu des records

Depuis la mi-juin, le pays a enchaîné près de 70 jours consécutifs de températures supérieures aux normales, sur fond d’un été 2026 en passe de devenir le plus chaud jamais mesuré en France. Le dernier pic caniculaire avait touché le sud, le centre et l’est du pays le 19 août, avant un répit : dès le 21 août, la moyenne nationale était repassée sous les normales pour la première fois depuis le 11 juin.

Selon l’analyse de Météo-Paris, ce recul des températures fin août ne marquerait qu’une pause passagère avant la remontée de chaleur prévue début septembre, sans annoncer un changement durable de régime météorologique.

Le précédent de septembre 2023 reste la référence la plus citée par les météorologues. Entre le 4 et le 10 de ce mois-là, les 35°C avaient été dépassés jusque dans le nord et l’ouest du pays, certaines régions frôlant les 40°C. Météo-France avait alors placé 14 départements en vigilance orange canicule, un fait inédit pour un mois de septembre depuis la création de ce dispositif. À Paris, l’anomalie thermique avait atteint 6 à 8°C au-dessus des normales de saison.

Un risque de canicule qualifiée jugé faible

Le risque d’une canicule au sens météorologique strict, soit trois jours consécutifs de fortes chaleurs diurnes et nocturnes, resterait limité en septembre. L’allongement des nuits favorise un refroidissement plus marqué qu’en plein été, réduisant les probabilités d’un épisode aussi sévère que ceux de juillet ou août.

Un repère historique montre que des extrêmes tardifs restent possibles : le 12 septembre 2022, le thermomètre avait atteint 40,7°C à Bégaar, dans les Landes, lors d’une remontée d’air saharien jugée exceptionnelle pour la période. Ce relevé sert depuis de point de comparaison chaque fois qu’une chaleur tardive est annoncée dans le sud-ouest du pays.

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