Une femme soupçonnée d’avoir emporté un nouveau-né dans un centre de santé de Gboko, dans l’État de Benue, a été arrêtée à Adekaa avec plusieurs autres suspects. L’affaire s’est produite mardi matin, quelques heures après la naissance du bébé.
Selon les informations rapportées par Linda Ikeji’s Blog, l’activiste Zege Orkwande a indiqué que la suspecte avait été retrouvée grâce à des renseignements transmis aux autorités. Elle aurait été localisée alors qu’elle se déplaçait à moto depuis la zone de gouvernement local de Tarka vers Gboko. Elle a été localisée grâce à des renseignements fiables , a déclaré l’activiste, cité par la publication. Neuf autres personnes auraient également été arrêtées et placées en détention à Makurdi dans le cadre de l’enquête.
« Grâce à des renseignements fiables, elle a été localisée via Okada, en provenance de la zone de gouvernement local de Tarka, et arrêtée à Gboko. Par ailleurs, neuf (9) personnes ont été arrêtées et placées en détention au poste de police de l’État de Benue, à Makurdi » (L’activiste Zege Orkwande)
Une femme se présente comme infirmière
Selon le Daily Trust, les faits ont commencé après des complications observées chez le nouveau-né peu après sa naissance. Une infirmière présente dans le service serait intervenue avant que l’enfant ne retrouve un état normal.
La mère et son bébé ont ensuite été installés dans une chambre afin de poursuivre les soins. Une femme se serait alors présentée à la mère comme une infirmière souhaitant procéder à un nouvel examen du nourrisson.
Elle aurait pris l’enfant dans les bras de sa mère avant de se diriger vers la salle d’accouchement. La grand-mère du bébé, méfiante, aurait tenté de la suivre. Elle aurait toutefois été invitée à rester à distance, les personnes présentes lui assurant que la situation était sous contrôle.
La femme aurait ensuite quitté les lieux avec le nouveau-né. Le commissaire adjoint Peter Aondongu, porte-parole de la police de l’État de Benue, a confirmé l’incident aux journalistes à Makurdi mercredi soir. Les circonstances exactes de la disparition et le rôle des différentes personnes arrêtées doivent encore être établis par l’enquête.
Un autre dossier de trafic présumé à Port Harcourt
Cette affaire intervient après une autre enquête menée dans l’État de Rivers autour de soupçons de trafic de nouveau-nés. À Port Harcourt, la police avait annoncé en juin la découverte d’un dispositif présumé de trafic d’enfants dans une clinique privée située dans le quartier d’Elekahia.
D’après les éléments communiqués par la police, certaines mères auraient été informées que leurs bébés étaient morts après l’accouchement alors que les nouveau-nés auraient été retirés de l’établissement. Plusieurs suspects, dont la directrice médicale de la clinique, avaient été arrêtés. Cette dernière avait toutefois rejeté les accusations portées contre elle.
Le gouvernement de l’État de Rivers avait ensuite annoncé la fermeture de cinq établissements de santé et d’un magasin de médicaments dans le cadre d’une opération contre les pratiques médicales illégales et des soupçons de trafic d’enfants. Sept personnes avaient été arrêtées selon les autorités locales.
Ces deux dossiers restent distincts. Aucun élément fourni dans les enquêtes récentes ne permet d’établir un lien entre l’affaire de Gboko et celle de Port Harcourt.



