« On va les bombarder » : Trump menace Oman à l'expiration du délai avec l'Iran

Le mémorandum de deux mois entre Washington et Téhéran a expiré ce lundi sans accord final. Donald Trump a averti Oman de ne pas s’interposer dans les tractations avec l’Iran, selon des propos rapportés par Fox News.

Une menace relayée par Fox News

Le président américain s’est exprimé auprès du journaliste Trey Yingst. Si Oman se met en travers, on va les bombarder à mort, aurait déclaré Trump selon les propos relayés par Yingst, qui n’a toutefois pas fourni d’enregistrement audio de l’échange. En mai déjà, Trump avait prévenu qu’Oman devait se tenir à carreau sous peine de représailles.

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Le détroit d’Ormuz au centre des négociations

Les autorités omanaises et iraniennes négocient les modalités de réouverture du détroit d’Ormuz, voie maritime par laquelle passait plus d’un tiers du pétrole brut mondial en 2025, d’après l’Agence internationale de l’énergie. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmail Baghaei, a indiqué lundi que les deux pays étaient parvenus à une entente sur le tracé de la route de transit. Téhéran conditionnait auparavant toute réouverture au retrait du blocus naval américain et au versement de compensations pour les dommages subis pendant la guerre.

Le trafic maritime dans cette zone était tombé à un niveau historiquement bas à l’approche de l’expiration du cessez-le-feu. Les prix du pétrole ont légèrement progressé lundi, le Brent grimpant de 0,38 % à 88,85 dollars le baril.

Un dossier tendu sur plusieurs fronts

Trump a affirmé ne pas être pressé de conclure un accord permanent avec l’Iran, déclarant ne pas avoir d’échéancier. Il a également exigé que Téhéran verse des réparations aux victimes qu’il attribue à des attaques passées et s’est dit prêt à déclarer le détroit d’Ormuz territoire américain une fois l’Iran vaincu, selon ses propres termes.

Oman n’est pas le seul pays visé par ce type d’avertissement depuis le retour de Trump à la Maison Blanche. Le Canada, la Colombie, Cuba, le Groenland, le Mexique et le Panama ont également fait l’objet de menaces ou d’évocations de frappes similaires ces derniers mois. Dans plusieurs cas, ces menaces n’ont pas été suivies d’actions concrètes, le président américain invoquant des signes de progrès dans les négociations pour justifier son recul.

Le même jour, l’administration américaine a annoncé réduire l’ampleur d’un exercice militaire conjoint avec la Corée du Sud, décision présentée par la Maison Blanche comme un geste destiné à apaiser les tensions avec la Corée du Nord. Le gendre du président, Jared Kushner, s’est entretenu à Jérusalem avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou pour tenter de relancer le plan de développement de la bande de Gaza.

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