Syndrome de la queue-de-cheval : la maladie qui a rendu Mimie Mathy paraplégique

Mimie Mathy ne marche plus depuis six mois. Dans « Sept à Huit », diffusé dimanche 30 août sur TF1, la comédienne de 69 ans a expliqué se déplacer désormais en fauteuil roulant, victime d’un syndrome de la queue-de-cheval évoluant depuis un an. Après quatre interventions chirurgicales sans résultat durable, elle affirme qu’aucune nouvelle opération n’est envisageable et qu’elle ne remarchera probablement plus jamais.

Une atteinte rare des nerfs du bas du dos

Le syndrome de la queue-de-cheval désigne l’atteinte du faisceau de racines nerveuses qui prolonge la moelle épinière sous la deuxième vertèbre lombaire, jusqu’au bas de la colonne. Ce nom vient de la forme de ces nerfs, qui rappelle une queue de cheval. Le trouble apparaît quand ce faisceau subit une compression ou une lésion. La hernie discale reste, de loin, le facteur le plus souvent en cause. Des traumatismes de la colonne, des tumeurs, des infections ou des hématomes peuvent aussi déclencher ce syndrome.

Les médecins classent cette pathologie parmi les affections rares, avec une poignée de cas nouveaux chaque année pour 100 000 habitants. Chez Mimie Mathy, la maladie serait liée à sa « configuration un peu originale », selon ses propres mots — une allusion à la maladie osseuse génétique dont elle souffre depuis l’enfance et qui explique sa petite taille, une caractéristique associée à un risque plus élevé de développer ce syndrome.

Des symptômes qui imposent une urgence médicale

Le syndrome de la queue-de-cheval compte parmi les rares urgences chirurgicales en neurologie. Il provoque des douleurs lombaires sévères qui irradient vers les jambes, des troubles urinaires comme l’incontinence, une perte de sensation au niveau du bassin et des membres inférieurs, ainsi qu’une faiblesse motrice qui peut aller jusqu’à la paralysie. Un traitement rapide, généralement dans les 24 à 48 heures, limite le risque de séquelles définitives ; le diagnostic repose sur une IRM.

Pour l’actrice de « Joséphine, ange gardien », quatre opérations destinées à dégager les nerfs comprimés n’ont pas permis de préserver sa mobilité. « Il n’y a plus d’opération possible », a-t-elle confié, avant de raconter le temps qu’il lui a fallu pour accepter ce handicap, qu’elle a d’abord vécu comme une injustice après une vie passée à combattre les préjugés liés à sa taille.

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