Le Département d’État américain a publié, le 12 août 2026, son Fiscal Transparency Report, qui évalue 139 gouvernements sur la base de leurs pratiques budgétaires observées entre janvier et décembre 2025. Sur l’ensemble des pays passés au crible, 73 gouvernements et une entité satisfont aux exigences minimales de transparence fixées par Washington, tandis que 67 échouent — parmi lesquels quatorze auraient tout de même réalisé des progrès significatifs au cours de l’année écoulée. Le continent africain se démarque avec un nombre conséquent de représentants parmi les bons élèves, une performance d’ensemble qui masque toutefois un déséquilibre marqué au Maghreb, où seuls deux pays sur quatre obtiennent cette validation.
Un rapport imposé par le Congrès américain
Ce document annuel résulte d’une obligation légale imposée par les parlementaires américains, destinée à contrôler la manière dont l’aide extérieure des États-Unis est distribuée à l’étranger. Les évaluateurs examinent trois critères principaux : la disponibilité publique des documents budgétaires, leur exhaustivité et leur fiabilité, ainsi que la transparence des procédures d’attribution des marchés publics, licences et contrats gouvernementaux.
Un écart net entre le Maroc et l’Algérie
Au Maghreb, le Maroc et la Tunisie figurent parmi les gouvernements jugés conformes, contrairement à l’Algérie et à la Libye, absentes de la liste des pays validés pour cette édition 2026.
Cette distinction entre Rabat et Alger recoupe les conclusions d’une enquête menée séparément par l’International Budget Partnership, organisation basée à Washington. Selon son Indice du budget ouvert publié en avril 2026, le Maroc obtient un score de 51 points sur 100 en matière de transparence, contre seulement 22 points pour l’Algérie — un écart de 29 points entre les deux pays voisins. Ce même indice, qui couvre 83 pays selon des critères plus détaillés que ceux du Département d’État, place le Maroc au troisième rang de la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, derrière la Jordanie et l’Égypte. Le seuil jugé suffisant pour permettre une véritable compréhension citoyenne des décisions budgétaires est fixé à 61 points sur cette échelle — un niveau que le Royaume n’atteint pas encore.
Créé en 2006, l’Indice du budget ouvert reste le seul outil de recherche indépendant à évaluer, tous les deux ans, le degré d’ouverture des gouvernements envers leurs citoyens en matière de décisions fiscales, des impôts jusqu’à la dette publique.
La liste complète des quinze pays africains validés
Le continent africain compte quinze représentants parmi les gouvernements jugés conformes : Bénin, Botswana, Burkina Faso, Cap Vert, Côte d’Ivoire, Ghana, Kenya, Maurice, Mauritanie, Maroc, Namibie, Afrique du Sud, Ouganda, Rwanda et Seychelles.




Un jour J viendra et que les pays africains vont aussi contrôler leurs transparence.
Nous allons un Jour J fabriquer des Missiles D, G, S, F …