Trump vante le bilan d'Infantino et déconseille à la FIFA de le remplacer

Donald Trump a pris publiquement la défense de Gianni Infantino le 10 août, sur son réseau Truth Social. Le président américain a averti la FIFA qu’écarter son dirigeant serait, selon lui, « une terrible erreur ».

Le message de Trump

Dans sa publication, le président américain qualifie Infantino de « fantastique » et salue l’organisation de la dernière Coupe du monde, présentée comme « la plus réussie, et de loin » de l’histoire de la compétition. Trump ajoute que le tournoi a été rentable quatre fois plus que les précédentes éditions et prévient que le football mondial « ne sera plus jamais aussi réussi » si le dirigeant venait à quitter ses fonctions. Le message se conclut par une signature formelle, « Président DJT ».

Une fronde grandissante à la FIFA

Cette sortie intervient alors qu’Infantino traverse la période la plus fragile de son mandat. Le patron du football mondial a récemment abandonné son projet d’ouvrir les activités commerciales de l’instance à des investisseurs privés, face à la résistance de plusieurs confédérations. Ce recul n’a toutefois pas calmé la contestation : l’UEFA, la CONCACAF et l’AFC ont cosigné une lettre ouverte réclamant son départ, dénonçant une rupture de confiance envers les institutions que la FIFA est censée représenter. Ces trois confédérations envisageraient même un boycott des compétitions organisées par la fédération internationale si Infantino se présentait pour un nouveau mandat.

Selon une enquête du quotidien britannique The Guardian, une dizaine de membres du Conseil de la FIFA chercheraient par ailleurs à provoquer une réunion extraordinaire pour obliger le dirigeant à s’expliquer sur sa gestion. Dix-neuf voix sur trente-sept seraient nécessaires pour convoquer cette réunion. Cette mobilisation trouve son origine dans la levée controversée de la suspension du joueur Folarin Balogun pendant le dernier Mondial, une décision qui a fait l’objet de plusieurs appels téléphoniques de Trump lui-même auprès d’Infantino.

Un soutien qui ne fait pas l’unanimité

L’intervention de Trump s’ajoute à une bataille d’influence déjà engagée autour de l’avenir de la FIFA. Le président de l’UEFA, Aleksander Ceferin, mène l’offensive contre Infantino et pousse pour un boycott de la Coupe du monde des clubs prévue en 2029. Le nom de Victor Montagliani, président de la CONCACAF, circule comme possible successeur en cas de départ. À l’inverse, les fédérations africaines restent globalement favorables au maintien du dirigeant suisso-italien.

Élu en 2016 après la destitution de Sepp Blatter, empêtré dans un scandale de corruption, Infantino avait fait de la restauration de l’image de la FIFA l’un de ses engagements fondateurs. Réélu depuis à deux reprises, il pourrait briguer un troisième et dernier mandat complet, une échéance désormais assombrie par la crise en cours.

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