Le président iranien Masoud Pezeshkian a fait escale ce mardi à Alger alors qu’il se dirigeait vers les États-Unis. Son avion présidentiel a effectué un arrêt technique à l’aéroport international Houari-Boumédiène avant de poursuivre son trajet.
Cette halte a été de courte durée. À son arrivée, Pezeshkian a été accueilli au salon d’honneur par le ministre algérien de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, ainsi que par le secrétaire d’État auprès du ministre des Affaires étrangères chargé de la Communauté nationale à l’étranger, Sofiane Chaib.
Une escale avant le départ pour New York
L’avion présidentiel a ensuite quitté Alger. Les deux responsables algériens ont accompagné le président iranien lors de son départ, selon les informations communiquées par les autorités algériennes.
Pezeshkian poursuit ainsi son déplacement vers les États-Unis, où il doit participer aux travaux de la 81e session de l’Assemblée générale des Nations unies à New York.
Cette escale technique ne correspond pas à une visite officielle annoncée en Algérie. Aucun programme de rencontres politiques à Alger n’a été communiqué à cette occasion.
Raïssi avait effectué une visite officielle en 2024
Le passage de Pezeshkian intervient un peu plus de deux ans après celui d’un autre président iranien. Ebrahim Raïssi s’était rendu en Algérie les 2 et 3 mars 2024 pour participer au 7e sommet du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF), organisé à Alger. Il avait ensuite rencontré son homologue Abdelmadjid Tebboune et participé à la signature de plusieurs accords de coopération.
Cette visite constituait alors le premier déplacement d’un président iranien en Algérie depuis 14 ans. La précédente visite présidentielle iranienne remontait à septembre 2010, lorsque Mahmoud Ahmadinejad avait effectué un bref passage à Alger.
Les discussions entre Raïssi et Tebboune avaient porté sur le renforcement des relations bilatérales. Plusieurs accords et mémorandums avaient été signés dans des domaines tels que le pétrole et le gaz, l’économie de la connaissance, les start-up, le tourisme, l’artisanat, la communication et le sport.
Le passage de Pezeshkian intervient donc dans une relation diplomatique entre Alger et Téhéran qui avait déjà connu une séquence de rapprochement sous son prédécesseur. Cette escale reste toutefois, à ce stade, un arrêt technique sur le trajet du président iranien vers New York.



