Après l’Iran, Trump plaisante sur l’envoi de Marco Rubio à Cuba à bord d’un porte-avions

Donald Trump a plaisanté mardi 22 septembre à New York sur l’idée d’envoyer Marco Rubio à Cuba à bord d’un porte-avions américain. Le président des États-Unis s’exprimait en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, après avoir également tenu un discours ferme à l’égard des autorités cubaines.

Lors d’une rencontre consacrée à l’initiative « Shield of the Americas », Trump a évoqué devant son secrétaire d’État la possibilité de lui confier directement le dossier cubain. « Un jour, nous allons déposer Marco Rubio au beau milieu de Cuba », a-t-il déclaré sur le ton de la plaisanterie. Il a ensuite fait référence à un porte-avions américain revenant d’Iran qui pourrait, selon le scénario qu’il décrivait, transporter Rubio.

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Trump accentue la pression sur Cuba

La déclaration ne constitue pas l’annonce d’une opération militaire contre l’île. Elle intervient toutefois après plusieurs prises de position de l’administration Trump concernant La Havane. Devant l’ONU, le président américain a affirmé vouloir une transformation de la situation politique cubaine et prédit la chute du système en place. La délégation cubaine a quitté la salle pendant son intervention. Trump a aussi évoqué les discussions conduites avec Cuba et le rôle joué par Rubio dans ces échanges.

Quelques jours auparavant, le 17 septembre, Washington avait annoncé de nouvelles sanctions visant onze personnes et entités cubaines. Les mesures concernaient entre autres des structures liées au secteur du nickel et aux forces armées. Le gouvernement cubain avait dénoncé ces décisions.

Rubio, du Sénat américain à la diplomatie sur Cuba

La référence à Rubio renvoie directement à son parcours. Né à Miami en 1971, l’actuel secrétaire d’État est issu d’une famille cubaine : ses parents avaient quitté l’île pour les États-Unis en 1956, avant l’arrivée de Fidel Castro au pouvoir. Cuba a ensuite occupé une place régulière dans sa carrière politique.

Élu sénateur de Floride en 2010, Rubio a siégé au Sénat de 2011 jusqu’à sa nomination dans l’administration Trump en 2025. Durant ses mandats, il a défendu une politique restrictive envers le gouvernement cubain et s’est opposé à plusieurs initiatives de rapprochement lancées sous Barack Obama. Après avoir affronté Trump lors des primaires républicaines de 2016, il s’est progressivement rapproché de lui. Le 20 janvier 2025, le Sénat l’a confirmé au poste de secrétaire d’État par 99 voix contre zéro. Depuis son entrée en fonction, Cuba fait partie des dossiers sur lesquels il intervient directement. Son parcours permet aussi de comprendre pourquoi Trump l’a placé au centre de sa plaisanterie mardi. La référence au porte-avions avait déjà été employée quelques mois auparavant par le président américain.

Trump avait déjà associé un porte-avions à Cuba

Le 1er mai 2026, Trump avait évoqué publiquement l’idée qu’un porte-avions revenant du Moyen-Orient puisse passer près de Cuba. Présentée elle aussi sur le ton de la plaisanterie, cette déclaration avait provoqué une réaction des autorités cubaines.

Quelques semaines plus tard, le 20 mai, le groupe aéronaval de l’USS Nimitz avait effectivement été déployé dans les Caraïbes, selon les informations communiquées à l’époque par le Commandement Sud des États-Unis. Ce mouvement militaire n’avait pas été présenté par Washington comme la réalisation du scénario évoqué précédemment par Trump.

La déclaration prononcée mardi reprend ainsi une référence déjà utilisée quelques mois auparavant, avec cette fois Rubio directement associé au scénario décrit par le président, alors que le secrétaire d’État participe à la politique menée par Washington envers Cuba.

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