Bases de l’OTAN : Marco Rubio prévient les européens qui refusent l’accès aux États-Unis

Les critiques de Marco Rubio contre les alliés européens ayant refusé l’accès à leurs bases militaires ont été remises en avant mardi 22 septembre par l’administration Trump. Une séquence du secrétaire d’État américain a été relayée par Rapid Response 47, tandis que Fox News a publié le même jour une vidéo consacrée à ses interrogations sur l’utilité de l’OTAN lorsque certains membres limitent l’accès des forces américaines à leurs installations.

Dans cette séquence, Rubio défend l’intérêt stratégique que représentent les installations militaires européennes pour les États-Unis. Son raisonnement porte sur leur utilisation lors d’opérations conduites en dehors du territoire des membres de l’Alliance. « Si nous ne pouvons pas utiliser notre base lorsque nous faisons face à une crise, alors à quoi sert d’avoir cette base et, franchement, à quoi sert l’Alliance ? », déclare-t-il.

(📲 Ne ratez aucune de nos news géopolitiques! Rejoignez 👉 LNT Inter sur WhatsApp !)

L’Espagne directement visée par les critiques de Rubio

Les propos ne datent toutefois pas nécessairement du 22 septembre. Rubio développe publiquement cette position depuis mai et, à ce stade, aucun élément disponible ne permet d’établir que la séquence remise en avant mardi a été enregistrée le jour même.

Le secrétaire d’État avait déjà désigné l’Espagne après son refus d’autoriser certaines opérations américaines depuis des installations situées sur son territoire pendant la guerre contre l’Iran. Le 22 mai, Reuters rapportait que Rubio avait publiquement questionné la participation espagnole à l’OTAN en raison de ce désaccord.

Rubio avait également cité le Portugal, la Pologne, la Roumanie et la Bulgarie parmi les pays ayant, à l’inverse, coopéré avec Washington.

Le 2 juin, devant le Sénat américain, il avait repris cet argument en expliquant que la possibilité d’utiliser des installations en Europe faisait partie des avantages que les États-Unis retiraient de leur appartenance à l’Alliance. L’Espagne avait une nouvelle fois été directement citée.

Ces déclarations ne constituent pas l’annonce d’un retrait américain de l’OTAN. Elles concernent les conditions dans lesquelles Washington souhaite pouvoir utiliser les infrastructures militaires situées chez ses alliés.

Washington réexamine sa présence militaire en Europe

Le dispositif militaire américain en Europe fait actuellement l’objet d’un examen à Washington. Reuters rapportait le 17 septembre que le Pentagone étudiait plusieurs options concernant les forces déployées sur le continent. Cette revue doit être achevée avant la fin de l’année.

Selon les informations rapportées ces derniers jours, l’une des hypothèses étudiées pourrait concerner jusqu’à 25 000 militaires américains. Aucune décision définitive sur une réduction de cette ampleur n’a été annoncée.

L’Alliance compte aujourd’hui 32 États membres, contre 12 lors de sa création en 1949. Son article 5 prévoit le principe de défense collective lorsqu’un membre est victime d’une attaque armée. Cette disposition n’accorde toutefois pas automatiquement aux forces américaines l’autorisation d’utiliser toute base située chez un allié pour une opération extérieure à la défense collective. Les conditions d’accès dépendent également des accords conclus avec chaque État et des décisions prises par les autorités nationales.

La publication de la séquence le 22 septembre replace donc une position déjà défendue par Rubio dans les discussions actuelles sur la présence militaire américaine en Europe, sans permettre d’affirmer que ces propos ont été prononcés mardi.

Laisser un commentaire