En pleine guerre en Iran, Trump veut réactiver une base militaire abandonnée depuis les années 1950

Donald Trump doit signer mardi à New York un accord avec le Danemark et le Groenland prévoyant un renforcement de la présence militaire américaine sur l’île, avec la réactivation d’une ancienne base abandonnée depuis les années 1950. Cette annonce intervient alors que la guerre entre les États-Unis, Israël et l’Iran se poursuit et que le dossier iranien figure parmi les principaux enjeux diplomatiques du président américain à l’Assemblée générale de l’ONU.

Cette décision intervient alors que Washington est engagé dans la guerre contre l’Iran depuis février. Le contexte militaire et diplomatique au Moyen-Orient reste tendu, tandis que Trump doit également aborder le dossier iranien lors de ses rencontres à l’Assemblée générale des Nations unies.

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Une ancienne base américaine appelée à reprendre du service

Le site concerné est Narsarsuaq, où Washington exploitait autrefois la base aérienne Bluie West One. Les États-Unis l’ont fermée dans les années 1950 et la localité ne compte aujourd’hui plus que quelques dizaines d’habitants, selon les sources citées par Reuters. L’accord prévoirait de rétablir une installation militaire américaine sur ce site.

Une seconde implantation américaine serait prévue à Mestersvig, sur la côte est du Groenland. Le site est actuellement utilisé par la patrouille Sirius, une unité des forces spéciales danoises spécialisée dans la surveillance des régions arctiques avec des chiens de traîneau.

Ces deux sites s’ajouteraient à la base spatiale de Pituffik, seule installation militaire américaine actuellement opérationnelle sur l’île. Durant la guerre froide, les États-Unis avaient exploité jusqu’à 17 installations militaires au Groenland et y avaient déployé plus de 10 000 militaires.

Un accord après des mois de tensions sur le Groenland

La réactivation de Narsarsuaq intervient après plusieurs mois de tensions entre Washington, Copenhague et Nuuk. Trump avait déclaré vouloir obtenir le contrôle du Groenland et n’avait pas exclu le recours à des moyens militaires ou économiques. Ces déclarations avaient provoqué une crise diplomatique avec le Danemark et suscité des inquiétudes au sein de l’OTAN.

Le nouvel accord doit permettre aux États-Unis d’accroître leur présence militaire tout en plaçant la sécurité de l’Arctique dans un cadre présenté par Copenhague comme collectif. Le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a indiqué que la sécurité arctique devait relever de l’OTAN plutôt que de dépendre uniquement de Washington et de Copenhague.

Le dossier iranien reste au centre de l’agenda américain

La guerre contre l’Iran constitue l’autre dossier majeur de Trump lors de son passage à l’ONU. Depuis les premières frappes américaines et israéliennes lancées contre l’Iran en février, le conflit a connu plusieurs phases de combats et de négociations. Début septembre, de nouvelles frappes américaines ont provoqué des représailles iraniennes contre des positions américaines dans la région.

Le conflit affecte aussi le trafic maritime dans le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre une part importante du pétrole mondial. Le 22 septembre, Washington et Téhéran restaient en désaccord sur les conditions d’une reprise des négociations, tandis que Trump se disait disposé à rencontrer le président iranien Masoud Pezeshkian.

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