Donald Trump a appelé mardi 22 septembre 2026 les pays membres de l’ONU à renforcer l’isolement de l’Iran. Le président américain s’exprimait à New York, au siège des Nations unies, lors de la première journée du débat général de la 81e Assemblée générale. Son discours, retransmis par les canaux officiels de l’ONU et suivi par les délégations étrangères, était largement consacré au conflit avec Téhéran. Donald Trump y a notamment défendu les opérations militaires américaines et affirmé qu’elles avaient permis de réduire les capacités iraniennes bien que ces affirmations soient de plus en plus contestées.
Plus spécifiquement, Donald Trump a expliqué dans son discours que l’inflation était en train de détruire l’Iran et qu’à ce titre, le régime iranien n’était plus que l’ombre de lui-même. Il a en outre affirmé qu’il ne laisserait jamais Téhéran avoir la bombe nucléaire et qu’il n’hésiterait pas à détruire le pays si cela devait se produire, afin d’assurer la tranquillité des États-Unis et de ses alliés dans la région.
Un accord est-il encore possible ?
À la tribune de l’ONU, le chef de l’État a expliqué croire qu’il était possible qu’un accord soit passé juste après les élections législatives prévues aux États-Unis au mois de novembre. Rien n’est toutefois moins sûr, le régime iranien ayant plusieurs fois répété que tant que Donald Trump était au pouvoir, rien ne les ferait flancher sauf la dénucléarisation totale de la région et d’Israël en particulier.
En outre, le président Trump est accusé de souffler le chaud et le froid. Le 17 septembre, dans un entretien accordé à Axios, il avait évoqué un choix entre reprendre des opérations militaires massives contre l’Iran ou rechercher un accord. Le président américain avait déjà déclaré envisager « d’anéantir » le régime iranien. Difficile d’y voir clair donc entre les apparentes ouvertures et les menaces.
Téhéran, sous forte pression économique
Washington multiplie les sanctions contre des entreprises et des intermédiaires accusés de permettre à l’Iran de contourner les restrictions financières. Le 17 septembre, les États-Unis ont notamment visé une plateforme de cryptomonnaies iranienne et plusieurs personnes présentées comme impliquées dans ces circuits.


