Une nouvelle attaque américaine entraînerait une réplique iranienne prolongée visant les bases et intérêts des États-Unis dans la région, a prévenu dimanche le commandement militaire central de l’Iran. Selon Reuters, cet avertissement s’appuie sur des informations que l’armée iranienne affirme avoir reçues concernant une offensive en préparation, sans en préciser l’origine.
Un avertissement sans preuve publique
Dans une déclaration relayée par les médias d’État iraniens, le commandement militaire affirme que Washington préparerait une reprise des hostilités avec le soutien de certains pays de la région. Aucun élément permettant de vérifier cette information n’a été rendu public. Selon Reuters, l’armée iranienne reste évasive sur la nature exacte de ces renseignements évoqués au sujet d’une attaque américaine à venir.
Le commandement a également prévenu que les pays régionaux soutenant une opération américaine seraient considérés comme parties au conflit. Cette mise en garde élargit la portée de la menace au-delà du seul territoire américain, visant implicitement des alliés de Washington dans le Golfe.
Une région déjà sous tension
L’avertissement iranien survient après des frappes de drones et de missiles ayant visé l’Arabie saoudite ce week-end, selon Reuters. Les rebelles houthis, soutenus par Téhéran, ont revendiqué des tirs sur Riyad et sur une installation pétrolière du port de Yanbu, sur la mer Rouge. Une colonne de fumée noire s’est élevée près de l’aéroport international de la capitale saoudienne après plusieurs explosions, selon des images relayées par Reuters.
Le département d’État américain a émis samedi une alerte sécuritaire, évoquant un risque d’escalade imprévue au Moyen-Orient et appelant les citoyens américains à la vigilance face à d’éventuelles annulations de vols ou fermetures d’espace aérien.
Un conflit ouvert depuis février
Les États-Unis et l’Iran sont engagés depuis le 28 février 2026 dans un conflit armé déclenché par des frappes américano-israéliennes sur le territoire iranien. Près de sept mois plus tard, ni Washington ni Téhéran n’ont montré de signe de vouloir céder du terrain pour mettre fin aux combats, selon Reuters.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transitait avant la guerre environ 20 % du commerce mondial de gaz naturel liquéfié et un quart du trafic pétrolier maritime mondial, reste fermé. Téhéran a indiqué que la voie ne rouvrirait qu’une fois ses conditions satisfaites.
Début septembre, les forces américaines avaient détruit plusieurs pétroliers iraniens en représailles à des tirs de missiles balistiques contre des navires de guerre américains, l’Iran ayant ensuite frappé des cibles américaines en Jordanie. Cette séquence de frappes réciproques montre un schéma répété depuis le début du conflit : chaque escalade militaire entraîne une contre-escalade, sans qu’aucune médiation diplomatique n’ait pour l’instant permis de désamorcer durablement la crise.



