Bénin : 4,7 milliards FCFA prévus pour désenclaver les zones de production agricole

Cent-dix-huit virgule six sept sept kilomètres de pistes rurales vont être aménagés ou réhabilités dans cinq départements du Bénin. Le budget prévisionnel de ce chantier s’élève à 4,7 milliards de francs CFA, financé dans le cadre du Programme régional d’intégration des marchés agricoles (PRIMA-Bénin).

Cinq départements concernés par les travaux

Les zones retenues couvrent le Zou, le Couffo, les Collines, la Donga et l’Alibori. Plusieurs des tronçons visés se situent à proximité des frontières avec le Togo, le Nigeria et le Niger, des axes empruntés pour l’écoulement des marchandises vers les marchés régionaux. L’objectif affiché du programme est de faciliter l’accès aux zones de production, de fluidifier l’évacuation des récoltes et de réduire les coûts de transport supportés par les producteurs.

(📲 Rejoignez dès maintenant 👉 la communauté de La Nouvelle Tribune sur WhatsApp !)

Un chantier confié à la SIRAT

La maîtrise d’œuvre des travaux revient à la Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (SIRAT). Le financement s’appuie sur l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA), partenaire historique du secteur rural béninois. Le montant de 4,7 milliards FCFA demeure à ce stade prévisionnel, une procédure d’appel d’offres devant encore désigner les entreprises chargées de la réalisation des ouvrages.

Le PRIMA n’est pas propre au seul Bénin : ce programme régional couvre également le Togo, pour un coût total avoisinant 108,5 millions de dollars américains, une partie étant apportée sous forme de prêt à conditions favorables du FIDA et une autre sous forme de don destiné à soutenir la soutenabilité de la dette des deux pays.

L’agriculture, pilier de l’économie béninoise

Le secteur agricole représente 24,2 % du produit intérieur brut du Bénin et fait vivre 2,3 millions d’actifs, selon les données les plus récentes de la Direction générale du Trésor français. Le coton, l’anacarde, le manioc, l’igname et le maïs figurent parmi les productions les plus répandues, tandis que le pays s’impose comme le premier producteur de coton d’Afrique de l’Ouest.

Une partie des pistes rurales du pays reste difficilement praticable, en particulier pendant la saison des pluies, ce qui pénalise directement l’écoulement des récoltes vers les centres urbains et les points d’exportation. Le programme PADAAM, précédent chantier financé par le FIDA au Bénin, avait déjà consacré plus de 40 millions d’euros à l’amélioration de la productivité agricole et au développement des infrastructures rurales, montrant la continuité des investissements dans ce domaine. Les travaux annoncés dans le cadre du PRIMA-Bénin s’ajoutent donc à une série d’interventions destinées à réduire les pertes post-récolte et à renforcer les échanges commerciaux transfrontaliers, sans qu’un calendrier précis de démarrage des chantiers n’ait pour l’heure été communiqué.

Laisser un commentaire