Bénin : avec le soutien de la BAD, 5 villages aquacoles en étude dans le cadre du projet PROMAC

Cinq villages aquacoles de 50 hectares chacun vont faire l’objet d’études techniques approfondies au Bénin. Selon un avis à manifestation d’intérêt publié le 11 août 2026 par le ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, un cabinet sera recruté pour mener les études d’avant-projet sommaire (APS), d’avant-projet détaillé (APD) et l’élaboration des dossiers d’appel d’offres (DAO) relatifs à leur construction.

Les sites concernés se situent à Allada, Dogbo, Bonou, Agbangnizoun et Zagnanado. Le financement provient d’un prêt du Fonds Africain de Développement (FAD), branche concessionnelle du groupe Banque africaine de développement (BAD), accordé au gouvernement béninois pour couvrir le Projet de Promotion de l’Aquaculture et de Compétitivité des Chaînes de valeur de la Pêche, désigné sous le sigle PROMAC.

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Un cahier des charges détaillé pour le cabinet retenu

La mission confiée au cabinet ira au-delà des plans de construction. Le prestataire devra conduire des études socio-économiques, foncières, topographiques, climatiques, hydrologiques, agro-pédologiques et géotechniques sur chacun des cinq sites, avant de produire les plans détaillés des ouvrages et les estimations financières par variante retenue. Il lui reviendra également de proposer un mode de gestion et un plan de formation pour l’entretien de chaque village aménagé, ainsi que les critères techniques permettant à l’unité de gestion du projet de sélectionner les futures entreprises de travaux.

Le marché prévoit par ailleurs la réalisation des instruments de sauvegardes environnementales et sociales, à savoir les études d’impact environnemental et social (EIES) et les plans d’action de réinstallation (PAR). Ces instruments concernent spécifiquement les villages aquacoles d’Agbangnizoun et de Zagnanado, deux localités du département du Zou. Le cabinet devra y décrire la situation de référence de chaque site, analyser les risques liés aux différentes phases du projet, organiser des consultations publiques et produire un plan de gestion environnementale et sociale assorti d’un budget de mise en œuvre.

Une sélection ouverte jusqu’en octobre

Les cabinets intéressés doivent transmettre leur dossier au plus tard le 6 octobre 2026 à 10 heures, à l’attention de Sissidéhou Cospos Attolou, personne responsable des marchés publics du ministère, dont les bureaux sont situés avenue Jean Paul II à Cotonou. L’ouverture des plis est prévue le même jour à 10h30, en présence des représentants des candidats. La sélection s’appuiera sur la méthode basée sur les qualifications du consultant, avec une liste restreinte de cinq à huit firmes établie selon leur nombre de références, les candidats à égalité étant départagés sur leur expérience spécifique de financements de la BAD.

Un projet national déjà engagé depuis 2024

Le PROMAC a été officiellement lancé le 15 mai 2024 par le ministère béninois de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Selon le coordonnateur du projet, Cyrille Aholoukpe, le programme — dont les activités s’étendent de 2023 à 2028 — est financé à hauteur de 23,636 milliards de francs CFA (environ 38 millions de dollars), une enveloppe réunissant la BAD, le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le budget national et les bénéficiaires. Pour les acteurs de la filière, ce type d’investissement répondrait à une attente ancienne, la pisciculture étant restée, selon leurs représentants, l’un des secteurs les moins soutenus malgré son statut de filière stratégique nationale.

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