Bénin : Djogbénou précise le rôle des militaires dans un État démocratique

La neutralité républicaine et l’engagement des forces de défense ont été au centre d’une conférence organisée mercredi 23 septembre 2026 à l’État-major général des armées à Cotonou. Le président de l’Assemblée nationale, Joseph Fifamin Djogbénou, a animé l’une des communications consacrées au rôle des militaires dans un État démocratique.

La rencontre relevait du programme trimestriel d’information et de culture générale du Haut commandement militaire. Le thème retenu pour l’intervention de Djogbénou était : « Les forces de défense et de sécurité dans un État démocratique : entre neutralité républicaine et engagement au service de la Nation ».

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La neutralité militaire au centre des échanges

Devant les participants, Djogbénou a distingué neutralité politique et indifférence face aux enjeux de la Nation. Il a présenté la neutralité des forces de défense et de sécurité comme une posture compatible avec leur participation aux missions de protection de l’État et des populations.

« La neutralité des Forces de défense et de sécurité est une neutralité de construction, de contribution et de renforcement de notre démocratie », a-t-il expliqué. Le président de l’Assemblée nationale a également insisté sur la nécessité de respecter la légalité dans l’exercice du commandement. Il a relié cette exigence aux responsabilités assumées par les militaires dans la protection du territoire, des institutions et des citoyens.

Cette question possède une portée institutionnelle particulière au Bénin. Dans une décision rendue en 2015, la Cour constitutionnelle avait rappelé que les forces armées ne devaient pas intervenir dans le débat politique et devaient obéir aux autorités républicaines dans le respect de la Constitution et des lois.

Les militaires interrogent le rôle des FDS

Les échanges avec l’assistance ont porté sur plusieurs situations susceptibles de poser des difficultés entre neutralité et devoir opérationnel. Les participants ont questionné l’intervention des forces de défense et de sécurité pendant les processus électoraux, leur conduite face à des situations d’insécurité provoquées par des acteurs civils et les circonstances pouvant conduire certains militaires à rompre avec leur engagement de neutralité.

Djogbénou a également abordé la notion d’engagement au service de la Nation. Selon le compte rendu de la conférence, il a rappelé que cette obligation découle du serment militaire et peut conduire certains membres des forces armées à consentir des sacrifices personnels.

Le sujet avait déjà fait l’objet d’instructions spécifiques au sein des Forces armées béninoises. En octobre 2025, le chef d’État-major général, Fructueux Gbaguidi, avait demandé aux différentes composantes de l’armée de rappeler aux personnels leurs obligations en matière de neutralité politique à l’approche de la présidentielle de 2026.

Deux autres communications présentées

La conférence du troisième trimestre ne s’est pas limitée aux questions institutionnelles et militaires. Deux autres interventions ont porté sur le dépistage précoce des maladies de la prostate et sur l’accompagnement social des forces de défense et de sécurité.

La rencontre s’est tenue sous la responsabilité du Haut commandement militaire dirigé par le général de corps d’armée Fructueux Gbaguidi. De son côté, Djogbénou exerce depuis février 2026 la présidence de l’Assemblée nationale. Il a été élu à la tête de la 10e législature avec 109 voix sur 109 suffrages exprimés, selon les archives officielles du Parlement.

7 commentaires sur « Bénin : Djogbénou précise le rôle des militaires dans un État démocratique »

  1. Ils pronent et encouragent les coups d’etat institutionnels au Benin tout en condamnant les coups d’etat militaires tout comme si les soldats ne sont pas aussi beninois comme eux. Djogbenou, professeur de droit? Quel droit au Benin?

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  2. A co dA conditions que les civils se comportent en responsables..
    Or donc la gestion de kim..dans beaucoup de domaines..exigeait..que les bidasses prennent leur responsabilité
    Ce n est que partie remise

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  3. Ce qu’on appelle dans le jargon ; de l’autoflagellation .
    De quoi a t-il peur Djogbenou ???

    Quand on manipule la constitution et les institutions de la République , on efface l’opposition à coup de lois iniques en instaurant un parti-Etat ( UPR/BR) unique ; ne doit on pas s’attendre un jour que le Kaki rétablisse l’Etat de droit ???
    Le multipartisme , la Démocratie ???

    Neutralité de quoi ??? puisque la grande muette est la garante de notre democratie et la défense de notre pays et de l’unité nationale.

    Le Désordre appelant l’Ordre .

    Ce que je crois

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  4. Face à une dérive dictatoriale, les éléments des forces de défense et de sécurité sont des citoyens comme tous les autres, ils ont aussi le devoir de résister et de s’opposer à la négation du droit comme tous les citoyens.

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    • J’avoue .
      Quand je vois la bravitude des Guineens de New-York actuellement qui defient Doumbouya dans la rue jusqu’à son exfiltration de son hôtel vers une destinationinconnue; je me dis que la diaspora Beninoise doit sortir de sa torpeur pour organiser une opposition ferme à 👠

      Ce que je crois

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      • Encore qu’il se promenait la dernière fois à Saint-Ouen dans le 93 en banlieue Parisienne avec les Christiannistes célestes en toute impunité.

        C’était une honte .

        Heureusement que c’est seulement au Bénin qu’il se la joue avec sa milice de Police Républicaine et les magistrats de son tribunal d’exception.

        Il sait qu’on lui opposera le Droit en Europe, en Amérique ou ailleurs.

        Voyez-vous ???

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