Depuis le 21 septembre 2026, les contrôles routiers portent sur plusieurs comportements au Bénin, avec une surveillance renforcée du respect des feux tricolores. Dans un communiqué publié le 22 septembre, le Centre national de sécurité routière (CNSR) précise que les opérations concernent aussi bien les motocyclistes que les automobilistes.
Le Centre indique que le franchissement du feu rouge constitue l’un des principaux points de vigilance. Les agents contrôlent aussi le port du casque, le port de la ceinture de sécurité, l’usage du téléphone pendant la conduite et le respect de la vitesse. La Police républicaine assure les contrôles sur le terrain, tandis que le CNSR intervient sur les volets d’information, de prévention et de sensibilisation.
Ce que risque un conducteur en infraction
Le CNSR précise les conséquences possibles d’un non-respect du Code de la route. Pour le franchissement d’un feu rouge, les mesures peuvent comprendre une amende, l’immobilisation du véhicule, sa saisie ou son placement en fourrière, selon l’infraction constatée et les dispositions applicables.
L’institution attire aussi l’attention sur les conséquences d’une immobilisation pour les conducteurs qui utilisent leur moto ou leur voiture dans le cadre de leur activité professionnelle. Une telle mesure pourrait entraîner une interruption de leur activité et affecter leurs revenus. Ce point figure parmi les éléments avancés par le CNSR pour rappeler les conséquences possibles d’une infraction.
Le dispositif ne se limite donc pas aux feux tricolores. Le CNSR demande également aux usagers de porter correctement leur casque, d’attacher leur ceinture, de ranger leur téléphone pendant la conduite, de maîtriser leur vitesse et de respecter les instructions des agents chargés des contrôles.
Ces contrôles sont déjà visibles sur le terrain. À Cotonou, plus d’une quarantaine de motocyclistes ont été interpellés en une heure le 22 septembre. Des infractions liées au casque, aux feux tricolores, aux surcharges et à la circulation en sens interdit ont été relevées.
Une campagne de sensibilisation accompagne les contrôles
Le CNSR précise que l’opération ne repose pas uniquement sur la sanction. L’institution prévoit des messages de sensibilisation, un spot audiovisuel, des relais dans les médias et sur les supports numériques. L’objectif annoncé est de permettre aux usagers de connaître les conséquences de leurs comportements et d’adopter les bons réflexes.
Cette démarche intervient pendant la rentrée scolaire 2026-2027. Le CNSR a lancé le 21 septembre à Cotonou la campagne « La marche vers l’école », destinée à sensibiliser les élèves et les usagers aux risques routiers autour des établissements scolaires. Selon Le Matinal, cette campagne est également déployée à Abomey-Calavi, Porto-Novo et dans d’autres villes du pays.
Le cadre réglementaire attribue au CNSR des missions d’éducation routière, d’information et de sensibilisation des usagers. Ses statuts prévoient aussi le contrôle du respect du Code de la route avec l’appui de la Police républicaine.
Dans son communiqué, le CNSR appelle enfin les conducteurs à respecter systématiquement les feux rouges et les autres règles de circulation. « Attendre une ou deux minutes au feu rouge reste toujours préférable », rappelle l’institution.



