Les 52 agents concernés par les décisions prises le 3 septembre 2026 à l’Assemblée nationale ne sont pas licenciés, selon Abdou Rachidi Odjo. Le directeur de la Cellule de communication du président de l’institution a donné ces précisions lors d’une intervention sur Esae TV.
Les deux décisions signées par Joseph Fifamin Djogbénou concernent 39 agents pour le premier acte et 13 pour le second. Elles ont annulé plusieurs mesures administratives prises entre 2021 et 2026 concernant leur engagement, leur titularisation ou leur reversement dans la fonction publique parlementaire.
Le statut de 39 agents réexaminé
Selon Abdou Rachidi Odjo, les 39 premiers agents conservent leur relation contractuelle avec l’Assemblée nationale. Ils perdent leur qualité d’agents permanents, mais leurs contrats antérieurs doivent reprendre leurs effets. « Il n’y a pas eu de licenciement à l’Assemblée nationale », a déclaré le responsable de la communication parlementaire sur Esae TV.
Cette précision rejoint le contenu de la décision n°2026-077/AN/PT. Celle-ci annule plusieurs actes administratifs antérieurs et prévoit le retour des contrats de travail concernés à leurs effets initiaux. Les 39 personnes ne sont donc plus considérées comme agents permanents, mais leur présence dans l’administration parlementaire n’est pas supprimée par cette décision.
Le débat porte ainsi sur leur statut administratif plutôt que sur une rupture de leur relation de travail avec l’institution. Les conditions d’accès à la fonction publique parlementaire constituent l’un des éléments avancés pour expliquer la remise en cause des actes précédents.
Treize collaborateurs de députés concernés
La seconde décision vise 13 autres personnes. Leur situation est différente, selon les explications données par le directeur de la Cellule de communication. Ces agents auraient été intégrés dans le répertoire de la fonction publique parlementaire alors qu’ils relevaient, à l’origine, de la catégorie des collaborateurs de députés. Leur employeur serait donc le député qui les recrute et non l’Assemblée nationale elle-même.
La décision n°2026-078/AN/PT annule deux actes datant de décembre 2024 portant sur leur reversement et leur titularisation. Elle prévoit leur radiation des effectifs de la fonction publique parlementaire, tout en maintenant une relation de travail sous la forme d’un contrat à durée indéterminée, selon les éléments publiés après la signature des textes. « Ces personnes sont employées par des députés, quoique l’Assemblée nationale soit leur lieu de travail », a expliqué Abdou Rachidi Odjo sur Esae TV.
Deux décisions signées le 3 septembre
Les deux textes portent les références 2026-077/AN/PT et 2026-078/AN/PT. Ils ont été signés le 3 septembre 2026 à Porto-Novo par le président de l’Assemblée nationale. Ils chargent le secrétaire général administratif et le directeur de la questure de leur exécution.
Ces mesures ont suscité des réactions sur les réseaux sociaux, certains commentaires les présentant comme des licenciements. Les explications apportées par la Cellule de communication établissent désormais une distinction nette entre la perte du statut d’agent permanent et la rupture d’un contrat de travail.



