Plusieurs demandes protocolaires de l’Élysée ont été écartées par le Saint-Siège en vue du voyage du pape Léon XIV en France, du 25 au 28 septembre. Selon des informations rapportées par La Croix, le président Emmanuel Macron voulait transformer ce déplacement en véritable visite d’État, une option que Rome a repoussée.
Un protocole revu à la baisse
Le pontife devait bénéficier d’un accueil aux couleurs républicaines fortes. Le Vatican a tranché en faveur de la discrétion sur plusieurs points. L’accueil militaire habituel, avec ses fanfares et sa parade cérémonielle, a été écarté à la demande de Rome. Le Saint-Siège aurait également renoncé à la grand-croix de la Légion d’honneur que la présidence française souhaitait remettre au souverain pontife à cette occasion.
Aucun repas officiel n’est prévu entre les deux hommes : pas de tête-à-tête gastronomique, informel ou solennel, entre le pape et le chef de l’État français, une entorse aux usages diplomatiques réservés d’ordinaire aux visiteurs de rang équivalent.
Notre-Dame, point de friction
Le dossier le plus sensible concerne la cathédrale parisienne. Le président français aurait demandé à bénéficier d’un court moment, seul avec le pape dans l’édifice, pour lui faire découvrir en personne l’ampleur des travaux menés depuis l’incendie de 2019. Cette requête n’a pas été retenue par le Saint-Siège.
Le programme officiel prévoit que Léon XIV préside les vêpres le 25 septembre au soir, en présence d’évêques, de prêtres, de diacres et de séminaristes. Aucun temps dédié à une visite guidée du monument par le chef de l’État n’a été inséré dans ce créneau liturgique.
Le précédent de François
En décembre 2024, le pape François avait renoncé à assister à la grande cérémonie de réouverture de Notre-Dame, le 7 décembre, alors que plusieurs chefs d’État et personnalités internationales y assistaient, parmi lesquels Donald Trump, Volodymyr Zelensky et le prince William. Le pontife argentin avait choisi de se rendre en Corse une semaine plus tard, pour un déplacement centré sur les traditions de foi populaire en Méditerranée.
François privilégiait, tout au long de son pontificat, les lieux modestes plutôt que les grandes capitales, comme l’avaient déjà montré ses passages par Marseille ou la Corse. Son choix de s’éloigner de Paris au moment de la réouverture avait alors suscité de nombreuses interrogations sur ses relations avec les autorités françaises.
Deux ans plus tard, la question protocolaire ressurgit avec son successeur, sous une forme différente. Là où François avait opté pour l’absence, Léon XIV se rend en France, mais borne strictement les termes de sa venue.
Deux visions opposées
L’écart entre les deux parties tient à la nature du déplacement. L’Élysée avait envisagé une visite d’État classique, avec les honneurs habituellement réservés à un chef d’État étranger. Le Vatican a maintenu sa position initiale : il s’agit d’un voyage apostolique, centré sur les fidèles et les célébrations religieuses, non sur une séquence diplomatique bilatérale. Le programme complet du séjour, dévoilé le 7 août par la Salle de presse du Saint-Siège, confirme cette orientation, avec des étapes à Paris, Saint-Denis, Lourdes et Metz.




« L’accueil militaire habituel »
Un défilé militaire pour un pape 😉 😉 😉 Quel bouffon.
Pourquoi pas tirer des coups de canons dans la nef de Notre-Dame pendant qu’il y est ! Ca ferait plus festif !