À peine installé à la tête des Bleus, Zinédine Zidane doit déjà composer avec un imprévu dans son staff. Mohamed Sanhadji, dont le maintien avait été souhaité par le nouveau sélectionneur, ne pourra finalement pas exercer sa mission auprès de l’équipe de France après sa mise en examen dans l’affaire du don de 60 300 euros de Kylian Mbappé.
Cette décision intervient alors que Sanhadji avait été conservé dans le nouvel encadrement de la sélection pour le Mondial 2026. Son maintien avait une signification particulière : avant la Coupe du monde, son avenir avait suscité des tensions au sein des Bleus et plusieurs joueurs auraient souhaité qu’il reste auprès du groupe.
Zidane devra composer sans Sanhadji
Le contrôle judiciaire décidé dans le cadre de l’information judiciaire bouleverse donc le dispositif prévu autour de la sélection. Selon les éléments rapportés par L’Équipe, Sanhadji ne peut plus entrer en contact avec les joueurs actuels ou anciens des sélections nationales, les membres du staff, les sélectionneurs ainsi que plusieurs responsables de la Fédération française de football.
L’interdiction concerne aussi plusieurs lieux associés aux Bleus. Sauf autorisation du magistrat, l’ancien policier ne peut pas se rendre au siège de la FFF, à Clairefontaine, au Stade de France ou au Parc des Princes. Il lui est également interdit d’exercer une activité professionnelle dans le sport professionnel. Un cautionnement de 80 000 euros lui a été imposé.
Ces mesures rendent incompatible sa présence opérationnelle auprès de l’équipe de France, alors même que Zidane l’avait conservé dans son dispositif après sa nomination.
Les joueurs avaient défendu son maintien
Cette éviction intervient après plusieurs mois d’incertitude autour de l’avenir de Sanhadji. Avant le Mondial 2026, L’Équipe avait rapporté que plusieurs joueurs des Bleus accordaient une importance particulière à sa présence auprès du groupe. Certains auraient même fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas se rendre aux États-Unis sans lui.
Cette position des joueurs avait pesé dans les discussions sur son avenir. Sanhadji avait finalement été maintenu dans l’organisation de la sélection, avec des responsabilités liées à la logistique et à la sécurité.
Le contraste est désormais important : celui dont certains internationaux avaient souhaité la présence pour le Mondial se retrouve interdit de contact avec les joueurs qu’il était chargé d’accompagner.
Une longue présence auprès des Bleus
Sanhadji travaillait auprès de l’équipe de France depuis 2004. Son parcours s’est poursuivi après son départ anticipé de la police nationale, intervenu à la suite d’une sanction liée au versement de 60 300 euros effectué par Mbappé en 2023 sans information préalable de sa hiérarchie.
La Fédération française de football l’avait ensuite recruté pour poursuivre ses fonctions auprès des Bleus. Il faisait encore partie de l’encadrement appelé à accompagner la sélection pour le Mondial 2026.
Le parquet de Paris a annoncé le 18 septembre sa mise en examen, avec plusieurs qualifications pénales, dont corruption, trafic d’influence, recel de détournement de fonds publics, escroquerie et blanchiment de fraude fiscale. La procédure judiciaire est en cours et la mise en examen ne préjuge pas de sa culpabilité.




« Certains auraient même fait savoir qu’ils ne souhaitaient pas se rendre aux États-Unis sans lui »
C’est quoi ces minettes ? Le stade suivant, c’est du Neymar : « Je ne vais oas à la CDM si mon coiffeur personnel n’est pas intégré dans les staff » ?