Cinq soldats blessés, hospitalisés dans un établissement militaire russe, se sont succédé comme maris d’une même infirmière avant de mourir au combat en Ukraine. Cette dernière, renvoyée après la révélation de l’affaire, aurait à chaque fois récupéré l’indemnité versée à leur décès, selon une enquête de CNN publiée début août.
Un cadre légal détourné
Depuis 2022, un décret présidentiel garantit aux familles des soldats russes tués au front une compensation d’au moins 5 millions de roubles, soit environ 64 000 dollars. Selon le chercheur Vladislav Inozemtsev, l’ensemble des versements liés à la mort d’un combattant peut atteindre 150 000 euros. Ce dispositif, conçu pour rassurer les recrues sur le sort de leurs proches, aurait fait naître un système parallèle, où des unions se nouent dans la précipitation, parfois à quelques heures d’un départ ou d’un dernier souffle.
Maria, 37 ans, habite Saint-Pétersbourg. Elle a appris la mort de son père Iouri sur le front, puis découvert son remariage, célébré en toute discrétion 48 heures avant son envoi au combat. L’épouse, inconnue de la famille et bien plus jeune que le défunt, serait ainsi devenue son unique héritière légale aux yeux de l’administration, captant à elle seule l’ensemble des indemnités.
Des profils ciblés dans la vulnérabilité
Certains cas dépasseraient le simple mariage opportuniste. Une femme de Sibérie occidentale aurait contracté quatre unions blanches successives pour partager les indemnités avec un réseau de complices, incluant un policier chargé de repérer des célibataires isolés, parfois marqués par des addictions ou un passé judiciaire. Un autre dossier concerne un homme dont la nouvelle épouse aurait publié des photos avec d’autres partenaires sur les réseaux sociaux ; il aurait entamé une procédure de divorce avant d’être tué au combat, laissant la procédure inachevée et l’épouse légalement bénéficiaire.
Une agente immobilière, Marina Orlova, a suscité une vive polémique après des propos tenus dans un podcast consacré à l’immobilier. Elle y expliquait la méthode sans détour : « Il suffit de trouver un homme qui part servir en Ukraine. S’il meurt, vous touchez huit millions de roubles », soit environ 102 000 dollars, ajoutant que plusieurs femmes achèteraient ainsi des appartements avec cette somme.
Une réponse politique en préparation
Face à la multiplication des cas médiatisés, le parlementaire Leonid Sloutski a réclamé une meilleure protection des familles de soldats contre ces pratiques. Son parti aurait proposé une peine pouvant atteindre dix ans de prison pour les personnes reconnues coupables de ce type de fraude. Des propositions de loi viseraient également à permettre aux proches d’un défunt de faire annuler rétroactivement un mariage jugé frauduleux.
La justice russe s’est déjà prononcée dans au moins un dossier : une femme condamnée pour manipulation après la mort de son mari, Sergueï Khandojko, n’aurait écopé que d’une amende symbolique, alors qu’elle continuait de vivre avec son ex-conjoint et leurs enfants pendant la procédure.
Ce phénomène se développe alors que la Russie fait face à des pénuries de carburant et à des sanctions internationales freinant sa croissance, tandis que les dépenses publiques restent concentrées sur l’effort de guerre.




En Ukraine, les commandants laissent le cadavre sur le champ de bataille, « oublient » de signaler la mort du soldat et continuent à toucher sa solde, qu’ils gardent pour eux, bien évidemment. Ca convient bien à zézésky parce que ça lui permet de ne pas payer la pension de veuve et que cela minore les chiffres de pertes !
Hé ouais tout va mal en Russie … mais c’est encore pire en Ukraine 😉
Cette perversité, cette dépravation, cette cupidité me rappelle bizarrement les paroles d’un homme, un russe un peu connu dans son pays : « Regardez ce qu’ils font avec leurs propres peuples », dit-il. »La destruction des familles, des identités culturelles et nationales, la perversion… c’est la norme de leur vie. »