Russie : l’Europe craint une nouvelle mobilisation sous l’impulsion de Poutine

La Russie pourrait préparer une nouvelle mobilisation militaire après les élections législatives des 18 au 20 septembre, selon des responsables du renseignement occidental cités par le Telegraph. Les autorités russes auraient déjà engagé des préparatifs administratifs permettant d’activer ce dispositif si le Kremlin décidait de franchir cette étape.

Une source du renseignement citée par le quotidien britannique affirme que « des préparatifs administratifs » sont actuellement réalisés afin de rendre une mobilisation possible. Cette hypothèse ne signifie toutefois pas qu’une décision de mobilisation générale aurait été prise.

Des préparatifs administratifs déjà en place

Le contexte russe donne une importance particulière à cette alerte. Depuis 2024, Moscou dispose d’un registre militaire électronique destiné à centraliser les informations relatives aux personnes soumises à l’obligation militaire. Le dispositif rassemble des données provenant de différentes administrations et peut inclure l’adresse, la situation familiale, le niveau d’éducation, l’emploi, certaines données fiscales, les antécédents judiciaires et les informations liées au service militaire.

Le gouvernement russe a prévu son déploiement en deux étapes. La première devait permettre la création et la préparation technique du système jusqu’au 31 octobre 2024, avant son transfert au ministère de la Défense à partir du 1er novembre.

Ce registre permet aussi la gestion des convocations électroniques. La législation russe prévoit que certaines décisions liées aux convocations peuvent être enregistrées automatiquement dans le système et transmises aux administrations concernées.

L’Europe redoute aussi une escalade hybride

Les inquiétudes européennes ne concernent pas uniquement les effectifs russes. Les dirigeants européens s’attendent également à une possible intensification des opérations hybrides attribuées à Moscou contre les pays soutenant l’Ukraine.

Vladimir Poutine rejette toutefois l’idée d’une menace russe dirigée contre les pays européens. Le président russe a assuré que « la Russie n’a aucune intention agressive envers les pays européens ». Une position qui contraste avec celle d’Emmanuel Macron. Après une réunion avec les responsables des principaux partis politiques français vendredi 18 septembre, le président français a estimé que « la nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change » et dénoncé des « attaques hybrides russes ».

En France, Emmanuel Macron a également demandé un renforcement de la protection des infrastructures face aux risques liés aux actions hybrides attribuées à Moscou. Des incidents de sabotage, des attaques informatiques et des incursions de drones figurent parmi les menaces évoquées en Europe.

La situation intervient alors que le Pentagone étudie plusieurs options concernant sa présence militaire en Europe. Selon des informations rapportées par NBC News, l’une d’elles pourrait conduire au retrait d’environ 25 000 soldats américains, tandis qu’un scénario plus important évoquerait jusqu’à 40 000 militaires. Aucune décision définitive n’avait toutefois été prise.

Ces discussions alimentent les préoccupations de plusieurs gouvernements européens au moment où les services occidentaux signalent la possibilité d’un renforcement des capacités russes en Ukraine et d’une multiplication des actions hybrides sur le continent.

3 commentaires sur « Russie : l’Europe craint une nouvelle mobilisation sous l’impulsion de Poutine »

  1. « l’Europe craint une nouvelle mobilisation sous l’impulsion de Poutine »

    POURQUOI aurait-elle peur, la toute puissante UE ?
    Tout baigne. Les ukrops ont tout sous contrôle, ils ont la maitrise du ciel. La Russie a perdu toutes ses raffineries, l’économie russe s’effronde, l’armée russe composée d’alcoolos est en déroute, Poutine est sur le point de partir en exil en Papouasie du Sud, les chars ukrops entreront dans Moscou demain, la semaine prochaine au plus tard … ça dépend de l’horaire des trains.

    C’est ce qui est écrit sur le site du cinglé jean-neuneu Barrot (de chaise) en tout cas

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  2. Si les services de renseignements de l’UE étaient un tout petit peu plus performants, ils sauraient que les Russes refusent du monde : pas assez de places dans les centres de formation pour les volontaires.

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    • Ils le savent, c’est juste du bullsh1t pour faire peur à leurs populations. Pendant qu’elles flouzent dans leurs frocs, elles ne se plaignent pas du prix du diesel

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