La guerre en Ukraine franchit une nouvelle étape avec le projet annoncé par Mykhaïlo Fedorov, ancien ministre ukrainien de la Défense du pays. En effet, l’ancien responsable a présenté vendredi à Lviv son nouveau projet baptisé « Armée de robots », lors de la conférence technologique IT Arena.
En effet, contrairement à l’« Armée des drones », programme d’État lancé en 2022 alors qu’il dirigeait le ministère du Numérique, cette initiative est strictement privée, donc non liée au gouvernement lui-même.
Et pour ce faire, l’ex-ministre affirme que ce projet repose sur trois secteurs imbriqués à savoir l’investissement via des fonds associés, des entreprises de tech qui vont développer les technologies et une unité qui va se charger de tester les produits. « Les robots doivent combattre, pas les hommes », a résumé l’ancien ministre. L’identité de la structure juridique qui portera concrètement l’initiative n’a pas été précisée ; selon le média Ukrainska Pravda, elle serait confiée à une « grande entreprise technologique privée » dont le nom sera dévoilé ultérieurement.
Les robots humanoïdes visés auront pour missions d’évacuer les blessés, de transporter des munitions, poser et déminer des champs de mines, effectuer des missions de reconnaissance pour ne citer que celles-là.
Deux objectifs chiffrés à un an
Au-delà du premier robot tueur attendu sous six mois, Fedorov veut atteindre un second objectif dans les douze mois : une offensive contre une position ennemie menée sans aucune implication d’infanterie, robots et drones coordonnés entre eux. Le projet recherche actuellement des entreprises, des ingénieurs spécialisés en robotique et en intelligence artificielle, ainsi qu’un directeur technique pour piloter l’ensemble.
Pour justifier l’urgence de ce virage vers la robotique de combat, l’ancien ministre avance un chiffre : les drones provoquent aujourd’hui plus de 95 % des dégâts infligés sur le champ de bataille. Preuve de sa spécification, l’Ukraine compterait par ailleurs plus de 700 fabricants de drones sur son territoire, sans que la période couverte par cette estimation soit précisée.



