Donald Trump a affirmé vendredi que la Russie ne préparait pas d’attaque contre un pays de l’OTAN, alors que des accusations allemandes visent Moscou après l’incident survenu à l’aéroport de Leipzig. Le président américain a déclaré depuis le Bureau ovale qu’il était convaincu des intentions de Vladimir Poutine.
« Je lui parle. Je le connais très bien », a déclaré Donald Trump avant d’assurer que le dirigeant russe « n’a pas l’intention d’attaquer le territoire de l’Otan ». Ces propos interviennent après les accusations formulées par l’Allemagne concernant l’envoi présumé, début août, d’un drone chargé d’explosifs vers l’aéroport de Leipzig.
Trump annonce une nouvelle mission diplomatique
Le président américain a aussi évoqué les efforts engagés pour tenter de mettre fin à la guerre en Ukraine. Il a indiqué avoir envoyé Jared Kushner et Steve Witkoff à Moscou et à Kiev afin de discuter d’une proposition destinée à favoriser une issue au conflit.
Selon Donald Trump, cette démarche pourrait permettre de faire progresser les négociations. « Nous les avons envoyés pour voir si nous pouvions faire avancer les choses, et il y a une bonne chance que nous y parvenions », a-t-il déclaré aux journalistes présents à la Maison-Blanche.
La mission intervient alors que Washington cherche à maintenir un canal de discussion avec les deux parties. Les autorités américaines n’ont toutefois pas annoncé d’accord permettant, à ce stade, de mettre un terme aux combats.
L’OTAN ne signale pas de menace imminente
Quelques jours avant cette nouvelle prise de position de Donald Trump, l’OTAN avait estimé qu’aucune attaque russe directe contre l’Alliance ne semblait imminente. Cette appréciation n’empêche pas l’organisation de rester attentive aux opérations attribuées à Moscou dans le domaine des actions hybrides en Europe.
Le Premier ministre polonais Donald Tusk avait aussi appelé les pays européens à envisager plusieurs scénarios de sécurité, y compris l’hypothèse d’une provocation russe visant un État membre de l’OTAN.
Cette prudence intervient dans un contexte marqué par une multiplication des accusations européennes concernant des opérations clandestines, des cyberattaques ou des actions impliquant des drones. Les autorités russes contestent régulièrement les accusations occidentales qui leur sont adressées.
Une alliance élargie depuis 2024
L’OTAN compte aujourd’hui 32 membres, depuis l’adhésion de la Suède en mars 2024. Cette entrée a marqué un changement important pour l’Alliance : Stockholm avait abandonné sa politique de non-alignement militaire après l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022.
La déclaration de Trump intervient ainsi dans un contexte où les pays membres de l’Alliance renforcent leur coopération militaire tout en cherchant à éviter une confrontation directe avec Moscou. L’affirmation du président américain sur les intentions de Poutine intervient alors que les tensions entre la Russie et plusieurs pays européens restent élevées.



